Antonini, Annibale  
Recueil De Lettres Françoises, Et Italiennes De Bienseance Et Marchandes, Pour Ceux Qui Souhaitent D'Aprendre A Bien Ecrire En Italien, Selon Les Bons Principes Et La Nouvelle Ortographe: Avec Un Abrégé Sur La Maniére De Garder Le Ceremonial, Et De Dresser Les Lettres, Selon Le Stile Le Plus Moderne Des Italiens — Basle, 1768 [VD18 12073032]

Seite: 158
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i y g
par de Bénies embradades qui n'ont jamais
aucun esfet? C'eif ie tromper, que de le
croire véritablement poli , quand on n'a
que cette poütede extérieure & iuperhciel-
le. La plupart des hommes ie contentent
de sauver les apparences : toute leur poli-
tede conllBe eu mines , dans un iourire
gracieux , un panchcment de tète adeêsé ;
mais les occasions qui ié préietitent, les con-
tradiefions , ou l'intérêt sont bientôt cort-
noitre le faux de cette politedê hypocrite.
On ie periuade quelquesois que l'on a ef-
fectivement un grand fond d'une véritable
poütede , parce que l'on vit avec des gens
pleins d'égards & de complaiiance , qui
vous ménagent entoures choies, qui vous
accordent tout ce que vous délités , qui
vous respeétent, & vous comblent de civi-
lités. Pour counoitre véritablement h vo-
tre poütede eitfiudê, ouiincére, attendes
que vous pratiquas des gens groiüers, mai
polis, bizarres, & de mauvaise humeur :
ii vous n'avés point de mauvais procédé
avec de telles gens , il vous ne leur dites
point de paroles désbbligeantcs , il vous ne
ieur rendes point la pareille , li vous ne leur
parlés pas iur leur ton peu gracieux, vo-
tre poütede elf véritable : mais ii vous
vous échapés, il vous les traités avec hau-
teur & Berte , vous n'avés qu'une fa nise
politedê. Je suis.

LXXXIX,
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