Antonini, Annibale  
Recueil De Lettres Françoises, Et Italiennes De Bienseance Et Marchandes, Pour Ceux Qui Souhaitent D'Aprendre A Bien Ecrire En Italien, Selon Les Bons Principes Et La Nouvelle Ortographe: Avec Un Abrégé Sur La Maniére De Garder Le Ceremonial, Et De Dresser Les Lettres, Selon Le Stile Le Plus Moderne Des Italiens — Basle, 1768 [VD18 12073032]

Seite: 162
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162 Phi; J/serej Je
tirannie. Elle veut bien que Ton s'aquit-
te ; mais elle n'oblige pas d'encrer dans une
sujétion Ervile. Les Païens même ne de-
meuroient i!s pas d'accord qu'un droit
qu'ils nommoient louverain, devenoit une
sbuveraine injuifice, à moins que l'équité
n'adoucit ce qu'ii y avoit de trop sévére ?
Je paierai pius avant , Monsieur, & je
vous dirai, que sélon une doctrine, que nous
pouvons appeller Angélique, les sermens
meme n'obligent à rien , & n'ont aucune
force, quand iis sont faits sans reconnois-
sance, &sànsjulfice. Voudriés-vous qu'u-
ne promede toute lsmple nous attachât da-
vantage ? On s'engage quelquefois légère-
ment & sans rédexion, & l'on séroit alscs
scrupuleux pour vouloir tenir une parole
échappée inconlidcrément contre l'intention,
& qui deviendroit ruineuie à celui, qui Pau-
roit donnée sans en prévoir les suites.
Si vous promettiés de l'argent à un hom-
me , que vous croiriés attaché à vos inté-
rêts , & que vous vinisiés à découvrir que
cet homme vous a trahi, croiriés vous être
obligé de lui garder votre parole , & de
recompenier sa perfidie? Il n'y a ni équi-
té , ni considence, qui ne me défende d'ap-
plaudir au crime , dès que je le connois ;
& je ne sais aucune maxime de bienséan-
ce , qui veuille que je sois la dupe d'un
homme qui m'aura fourbé. Enfin , on
n'eiï obligé de tenir ce qu'on promet, que
lors-
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