Antonini, Annibale  
Recueil De Lettres Françoises, Et Italiennes De Bienseance Et Marchandes, Pour Ceux Qui Souhaitent D'Aprendre A Bien Ecrire En Italien, Selon Les Bons Principes Et La Nouvelle Ortographe: Avec Un Abrégé Sur La Maniére De Garder Le Ceremonial, Et De Dresser Les Lettres, Selon Le Stile Le Plus Moderne Des Italiens — Basle, 1768 [VD18 12073032]

Seite: 188
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jgg Zelivi DuMzVArer ne BLzPèuzzce.
comme des Prophétedes. On appglloit
Fées ce!ìes qui lé mèloient de deviner, &
qui amulbient tes hommes par de laudes
prédictions. L'opinion que l'on avoir déjà
des Fées sé lortiha merveilieulement vers
le tems des premières Croilades : ceux qui
avoient fait le voiage d'Outre-mer, ra-
contoient une inhuité de choies extraordi-
naires , & de prodiges qu'ds croïoient avoir
vus: ceux qui le redilbient après eux, y
ajoutoient encore plulieurs circonltances de
leur invention; de lorte que ces hilsoires,
à mesure qu'elles s'éloignoient de leur lour-
ce , devenoient de pures labiés. Les
Fêtions du Taile, & de l'Ariolte, ie pou-
voir que ces deux Poètes attribuent à cer-
taines magiciennes, tout ceia a renouveiié
dans ies derniers tems ies idées que l'on
avoir des Fées dans les Hécles p!us reculés,
où elles étoient honorées comme des Di-
vinités du lecond ordre; car les Païens rc-
connoidoient une didérence de mérite &
de dignité dans les Dieux qu'ils adoroient;
les Fées étoient au rang des Dlvmités mé-
diocres : on croïoit qu'elles le mèloient
des afsaires des hommes, & on leur attri-
buoit des qualités surprenantes ; le pouvoir
de le tran(porter dm le champ dans les
lieux les plus reeu-és , de bâtir de magni-
fiques Palais & de les détruire dans un
moment ; de diltribuer des trélbrs & des
yichedes immemes à ceux qui pou voient
mèri-
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