Antonini, Annibale  
Recueil De Lettres Françoises, Et Italiennes De Bienseance Et Marchandes, Pour Ceux Qui Souhaitent D'Aprendre A Bien Ecrire En Italien, Selon Les Bons Principes Et La Nouvelle Ortographe: Avec Un Abrégé Sur La Maniére De Garder Le Ceremonial, Et De Dresser Les Lettres, Selon Le Stile Le Plus Moderne Des Italiens — Basle, 1768 [VD18 12073032]

Seite: 246
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dns , que de ies rendre capables de pourvoir
à leurs beloins , à leur conlervation , à
tout ce qui leur elf propre. Ajoutons à
ce principe , que beaucoup d'espéces de bê-
tes sont laites pour vivre en lociété, & ies
autres pour vivre en ménage, pour ainsi
dire, d'un mâle avec une femelle, & en
famille avec leurs petits, jusqu'à ce qu'ils
(oient élevés. Or pour 11e parler d'abord
que delq première espéce, que! ulage juge-
fon que les bêtes puiilent faire de leur
connoidauce pour la conlervation , & le
bien de leur lociété , H cette société n'a
point entre elle un langage commun &
parfaitement connu de tous ceux qui la
compolent ? Supposons l'exemple d'un Peu-
ple muet & privé de la parole pour le fai-
re entendre les uns aux autres : quel ula-
ge pourroient-ils faire de leur connoidan-
ce, &de leur esprit? Î1 elf certain que ne
pouvant ni entendre ni être entendu, ils
ne pourroient recevoir , ni donner aucun
secours à la lociété. Il en seroit de mê-
me des bêtes qui vivent en lociété, d l'on
fuppose qu'elles n'ont point entre elles un
langage, quel qu'il loit , pour s'entendre
les unes les autres. Prenons pour exem-
ple les Caslors : ces animaux pour le met*
tre à couvert & eu lureté, logent dans de
petites cabanes de terre , qu'ils consfrui-
ient eux-mêmes avec une adrede admira-
ble, au bord d'un lac & sur pilotis. Mais
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