Egypt Exploration Fund   [Hrsg.]
Archaeological report: comprising the work of the Egypt Exploration Fund and the progress of egyptology during the year ... — 1901-1902

Seite: 13
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Archaeology, Hieroglyphic Studies, Etc.

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Egypte par une decouverte qui venait d'etre faite par M. Cledat, ineinbre de
l'lnstitut francais, je dus abandonner mon cliantier, laissant ii M. G-ombert
le soin de relever, cornme l'annee precedente, les constructions qui avaient
ete nrises au jour. Neanmoins, une partie notable du terrain compris entre
la face est de la pyramide et ce qui reste du mur d'enceinte a ete deblayee.
Elle etait occupee par une serie de chanibres construites en briques crues,
de meme appareil que les constructions groupees autour de la cliapelle
funeraire. Ces chambres servaient de depots pour les offrandes et
d'habitation aux, employes subalternes de la necropole. Elles contenaient
toutes une quantite considerable de poteries de formes variees et des
ossements d'animaux de forte taille (de boeufs ?) ; mais les sahahhin
avaient passe par la, et tous ces objets furent trouves dans un complet
desordre. Quelques fragments de statues de double du roi Didoufri furent
egalement recueillis.

" A peu de distance du cimetiere moderne dAbou Eoasli, au pied de la
montagne, je constatais l'existance d'une importante necropole. Le sol, en
cet endroit, est crible de fosses plus ou moins profondes dissimulees sous le
sable. Je fis ouvrir un certain nombre de ces puits. Quelques uns avaient
ete violes; les autres, plus nombreux, renfermaient des ossements humains
nieles a de la.poussiere brune de nature organiqne, au milieu de laquelle
je recueillis sept oudjas en terre emaillee, d'un travail mediocre. Aucune
trace de linceul ou de cercueil ne fut relevee. Par contre, deux des puits
avaient ete fermes par des dalles taillees daiis des steles funeraires arrachees
a des mastabas de la IV. dynastie provenant de la necropole voisine, ou
reposaient les fonctionnaires de la cour de Didoufri.

" Je avais remarque pendant la campagne precedente, a deux kilometres
environ au nord du plateau dAbou Koasli, un groupe de koms limitant un
cote de l'ouady qui conduit a Toasis de Siwah. Les indigenes nomment
cet endroit El-deir. Je chargeai M. Palanque d'explorer Pune de ces buttes,
dans l'espoir d'y trouver, comme le faisait esperer la nature des debris qui
parsemaient le sol, les traces d'un edifice d'epoque cliretienne. Le travail
presentait des difficultes assez grandes, carlacoucbe de sable a enlever etait
tres epaisse, et le vent, aide par la configuration particuliere du terrain, la
renouvelait sans interruption. M. Palanque reussit a deblayer plusieurs
cliambres faisant partie d'un edifice en mines qui semble bien etre un
ancien deir copte. Les murs en sont solidement construits et certains sont
fort epais; ils sont en briques crues de grand module. On retira de l'une
de ces cliambres des vases et des grands plats en terre cuite.

"En pratiquant des sondages en face d'El-deir, surl'autre cote de la .
route de caravane, dans un mamelon peu eleve qui la borde, je decouvris
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