Arnauld, Antoine  ; Barcos, Martin de  
Instructions Sur la Grace Selon L'Ecriture Et Les Peres — Köln, 1700 [VD17 16:724239V]

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SUR LA GRACE. 23

mour, entre deux termes qui par leur
nature sont si éloignez l'un de l'autre.

Q^U E S T I O N Xill.

Comment prétend-on que c'eft croire Dieu ca-
pable de cruauté^ de dire qu'il ait pu créer Vhom-
me dans l'état dépure nature,

Cette prétention est sondée sur le desir na-
turel qu'ont tous les hommes pour la béati-
tude : car ce desir qui est si général 6c si forte-
ment imprimé dans le cœur, ne peut avoir
pour auteur que le Maître même de la natu-
re : il n'y a que lui qui puisse unir dans un
sentiment si uniforme une infinité de per-
sonnes disférentes de naturel , d'inclina-
tion, de mœurs, d'âge 8c de pais : C EST la
voix de la vérité, dit S. Augustin , que tous L.xm.

j ; i r h* 7 f deTrin.

les hommes dejirent a être heureux : la nature c. g.
y porte . ayant receu cite inclination de celui Pmnes
quieft fouverainement bon & qui jouit d'un bon- veiie cia-
heur qui ne put être altéré. Or asin que le ™"v^.
desir de l'homme soit rempli , il saut quM « eampei-
poisédeunbiensouverain , dans la susïisan'cp stmmèbo-
duquel il trouve ce qui est véritablement de- nm&in^
sirable. Car ce r/est pas allez pour être heu- biiicerbea-
reux, comme nous aprendle même S. Au- 0C18"
gustin,d'avoir ce que nous desirons, si nos de-
sin ne font réglez, Se ne tendent à une bonté
véritablej autrement les plus grands pécheurs
feroient souvent heureux, quoique ce Saint
nous dife QV'IL n'y a rien déplus malheureux Nihii est
que le bonheur des pécheurs. C'est donc la f^[l°UJ
ieule joui siance du Bien souverain qui nouspeccan

B 4 peut"

uum.
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