Arnauld, Antoine  ; Barcos, Martin de  
Instructions Sur la Grace Selon L'Ecriture Et Les Peres — Köln, 1700 [VD17 16:724239V]

Seite: 34
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/arnauld1700/0126
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen Nutzung / Bestellung
0.5
1 cm
facsimile
34 DOCTRINE DE L'EGLISE
cune proportion l'un avec l'autre, le libre-
arbitre étant un avantage purement natu-
rel , & qui est de l'essence & constituë la
nature de toutes créatures intellectuelles ;
& la charité au contraire est un don suma-
turel, & au dessus des principes de la na-
ture de l'homme. Mais néanmoins on peut
dire que cette charité ne peut êcre separée
de l'homme, puis qu'il n'a pû être créé
qu'avcc-elle , comme nous l'avons montré
cy-devant : ce qui sait qu'on la peut regar-
der comme faisant une partie de son être ,
non seulement parce qu'elle lui avoit été
donnée au moment de sa création , ou
qu'elle étoit entièrement conforme à ses in-
linations, qui n'etoient pas pour lors dé-
pravées j mais plus particulièrement, par-
ccque la vraie nature de l'homme n*est pas
vuinerata, celle que nous voions maintenant, BLES'
dka!ta'per" 5 corr°wpuë) <cr perdue : mais c'est une
nature sans tache & sans souillure , & par
conséquent necessairement accompagnée de
justice.

Qjl E S T I O N X.

L'homme pouvoit-il tellement par la sorce
de sa volonté de sa liberté saire le bien,
Cr se conserver dans la jujlice , quil n'eût
point besoinpour cela de grâce ?

Non , & il ne le pouvoit faire sans la
grâce. Il est vrai toutefois que ce n'étoit
point la grâce qui lui donnoit la justice,

ni
loading ...