Arnauld, Antoine  ; Barcos, Martin de  
Instructions Sur la Grace Selon L'Ecriture Et Les Peres — Köln, 1700 [VD17 16:724239V]

Seite: 49
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/arnauld1700/0141
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen Nutzung / Bestellung
0.5
1 cm
facsimile
SUR LA GRACE. 49

samé ; celle qui est malade, quoique la fiè-
vre sait palîee, ne laisse pas de le lèntir
foibîe comme auparavant : c'est ce qui sait
dire à Saint Bernard que le Julie est à la vé-
rité lavé de son péché 3 mais qu'il demeure
brisé.

Q^u °e s t i o n XXVIII.

Dites-nous s^il j a encore quelque dissérence en*
ire ces deux Grâces ?

On en peut encore marquer une troisié-
me qui est que la g ace d'Adam étoit dans
sa nature lorsqu'elie étoit saine , ôc c'eft
pour cela qu'elle étoit conforme à sesincli-
nations particulières êc naturelles, parce
que les sentimens de la nature & de la grâ-
ce étoient présque la même chose: celle de
Jesus-Christ au contraire eft hors de
nous, il la saut chercher en lui, comme
en étant le principe , elle combat ouverte-
ment nos inclinations, 6c nous oblige d'y
renoncer prelque en toutes rencontres félon
que Jefus-Chrift nous l'apprend par ces pa-
roles : SI quelqrfun veut venir après moi^ qu'il Mattg
renonce h foi-même. On peut encore ajoûter
que cette dernière ne nous ioumet pas feu- venirepoft
lement à Dieu comme celle d'Adam, maisme=j>°e-
auflî à Jesus-Chrift qu'elle nous sait regar-opfom.6'
der comme nôtre Chef, & des influences
duquel elle veut que nous attendions tout
le bien. Voilà les principales difsérences de
ses deux Grâces que S. Auguftin ramafle

D en
loading ...