Arnauld, Antoine  ; Barcos, Martin de  
Instructions Sur la Grace Selon L'Ecriture Et Les Peres — Köln, 1700 [VD17 16:724239V]

Seite: 113
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/arnauld1700/0205
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
0.5
1 cm
facsimile
SUR LA GRACE. 113
ment qui lui est naturel, il sè rendroitridi-
cule j car le mouvement de la prierre en
haut ne peut venir que du dehors & par
une impresfion étrangère. Il est incompa-
rablement plus vrai que le cœur ne sè peut
porter à Dieu par lui-même j il faut que ce
(bit la grâce qui lui donne ce mouvement,
& lui imprime cette vertu , qu'il ne peut
jamais trouver dans toutes les forces de sa
nature.

(Question VI.

Les Infidelles ne peuvent-ils pai saire des
allions qui [oient moralement bonnes , quoi
quelles ne [oient pœs méritoires delà vie éter-
nelle?

Ils peuvent bien en faire qui paroisTent
telles devant les hommes} puisqu'cn esfet
elles sont bonnes, les regardant en leur sub-
stance & par rapport à leur objet. Par
exemple, ils peuvent donner l'aumône, sè-
courir une personne qui se trouve en dan-
ger de sa vie, détendre un innocent, souf-
frir plutôt toutes sortes de maux , que de
commettre une injustice. Mais si vous de-
mandez à S. Angustin quel est son senti-
ment sur ces actions , il vous dira qu'elles
sont péché en ceux qui n'ont pas la Foi:
SI un Infidelle.\iv. disoit Juhen,vêtitfoit unpàu- ^ ^°a"a
vre qui e(l nud^seroit ce un peche\parce qu'il ne le sigenriiis,
sait pas par la foi. » SANS doute, lui repond
S.Aueustin, c'eftun péché'en ce que cette attion numquia

*-* tt quia non
loading ...