Arnauld, Antoine  ; Barcos, Martin de  
Instructions Sur la Grace Selon L'Ecriture Et Les Peres — Köln, 1700 [VD17 16:724239V]

Seite: 117
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SUR LA GRACE. 117

Cest en faisant voir qu'il n'y a poit de verita- [aj s-
bles vertus que celles par laquelle l'homme JeuÇ^J;
se rapporte à Dieu, & luiraporte toutes Tes 2.5 &L.de
bonnes œuvres : z LES vertus que Vefpnt s'i- ^S^'
magine d'avoir , & par lesquelles tl sajsu- vircufi^?
iettit le corps g" les inclinations vicieuses , habere anî-
pour obtenir ce qu'il n'a pas , ou pour confier- ™rusv^e"
ver ce qvi'il a^ ces vertus dis-)e , sont plutôt quasimpe-
des vices que des vertus, si on ne les raporte à °iuis
Dieu. C'esl enfin en étabhssant dans Tes Ou- ^v^y^
vrages, comme une vérité consiante qu'il clnfùm'
n'y a point d'autre vertu que la charité & vel
1 amour de Dieu. L dt pourquoi il désinit nid ad
la vertu, b UN ordre de P amour, pour nous t^eur"c,rc"
aprendre qu'elle n'est autre chose qu'un a- ipfe
mour qui nous sait tout saire dans l'ordre de JJS?1
Dieu , 6c sélon qu'il le commande. <3uàm vir-

■ 1 ture*.

.Question X. l^ons.

JD'ow wVtfï donc qu'on relevé si hautement
les allions de ces grands Homme* de V Antiqui-
té profane , C?" qu'on les veut saire pafferpoitr
des athions illuflres de vertu ?

Cela vient de la fafîè idée que les Philo-
sophes ont eu de h vertu : Car quoique les
définitions qu'ils en ont donné , à les bien
prendre , ne foient pas fort disférentes de
celles qu'en donne Saint Auguflin ; néan-
moins ils n'en ont jamais eu une vraie con-
noilîance , parce qu'ils ont ignoré quelle
étoit la fin unique des vertus , & par quel- *
les voies on y devoit parvenir. L'origine de

H 3 leur
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