Arnauld, Antoine  ; Barcos, Martin de  
Instructions Sur la Grace Selon L'Ecriture Et Les Peres — Köln, 1700 [VD17 16:724239V]

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ï24 DOCTRINE DE L'EGLISE
ME elles doivent : & celles qui sont bon-
Ex officio. nés : SELON le dehors de l'action : mais
mauvaises par le défaut de la fin. La cin-
quième , que quoiqu'on puissè dire qu'il
reste en l'homme depuis le péché quelque
sèmence de vertu , si on en parle par rap-
port à l'office ; si on regarde la vertu par
rapport à sa sin , qui eft Dieu , il n'y en
demeure aucune étincelle ; pùisque, com-
me nous avons remarqué, la vertu consi-
dei ée de cette sorte, n'eft autre chose que
sicha- l'amour : OR fi C amour vient de Vieu^ son

Ftas ex . , n

Deoest, commencement ne vient pas de nous. l/elt
n,c im- ce qUe nous crojons avec i'Eghse contre les

num ejus i . . o

ex nobis. oemipelagiens.

Question XV.

Comment entend,-on que la vertu ne fi autre
chose que bamour de Dieu ?

C'eft que, félon lesPhilosophes mêmes,
die n'eft autre chofe qu'une qualité qui
rend l'homme bon •* l'homme ne devient
bon que par la bonne volonté ; la bonne
volonté est la chanté & l'amour : donc il
s'enfuit que toute vertu eft amour, & que
Epïst s* l,amour eft toute vertu. Ce qui a fait dire
inan'iq. à S- Auguftin, que la vertu confifte uni-
vinos non & aimer ce qu'il faut aimer : 6c à

«ftniSdï- l'aimer avec ordre & avec mefure : puiique,
disfgen-11^ félon ce même Saint , la vertu eft ce
.dumest. qui régie nô-re amour j c'eft à-dire, ce
imoAi. qui fait que nous aimons moins ce qui doit

être
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