Arnauld, Antoine  ; Barcos, Martin de  
Instructions Sur la Grace Selon L'Ecriture Et Les Peres — Köln, 1700 [VD17 16:724239V]

Seite: 348
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plus éclairez, déclarèrent hautement que ce Livre
n était qu'une explication exaéle de la doHrine
de Saint Auguftin, Cr que £ Auteur y parloit
avec beaucoup de modejlie des Théologiens, lors
même qu'il Je vo'ioit contraint de rejetter leurs
opinions, comme ayant étérejettées £r resmees
par Saint Augujlm. Cela fut cause qu'on ne
sange a plus k en demanderia cenfure k cette Fa-
culté. On crut qu'il ser oit plus fur de sadres-
ser k jMonseigneur l'Archevêque de Paris,
qu'il ser oit aifé d'obtenir d'un Prélat qui avoit
la saveur de la Cour, la Censure d\n Livre
qu'on accufoit de renouveller le fansenifme, dont
la Cour ne s'accommode pas.

On le dénonça donc k Adonsieur de Paris.
Jidais il ne se rendit pas si tôt k la propofition
qni lui sut faite de condamner cet ouvrage. Il
jugea prudemment que c'était un piège qu'on lui
tendoit k son entrée dans cet Archevêché;^ quon
voul&it l'engager par Ik k prendre parti, k
se déclarer eu contre les Je suit es ou contre les
fansenisses: contre les Janfenifles s'il le con-
damnoit ; ou contre les Je suites s'il ne le con-
damnait pas. Pour ne point donner dans ce
piège, Aîonseigneur P Archevêque renvoya kla
Sorbonne ces dénonciateurs. On trouva cette de-
saite sort sage, très-lo ùable dans un homme qui
ne se fentoit pas ajjez, de sorces pour se déclarer
en faveur de ceux qui avaient de leur côté la vé-
rité O" la jujlice, mais qui navoient pas le
bonheur de plaire aux Puisjances.

Quand leurs ennemis se virent ainsi renvoie z. k
la Sorbonne, où ils navoient plus les Cornets, ni
les le Moine > ni les Morels, ils sirent jouer je ne

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