Arndt, Paul   [Hrsg.]
La Glyptothèque Ny-Carlsberg: les monuments antiques (Texte) — München, 1912

Seite: VII
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INTRODUCTION.

C'est pénétré d'un vif sentiment de gratitude, qu'usant de l'autorisation libérale qu'a bien
voulu m'accorder M. Jacobsen, j'entreprends de faire connaître au public sa belle et précieuse
collection de monuments antiques.

Avant d'entrer dans la description détaillée des objets qu'elle renferme, on me permettra
d'indiquer ici sommairement les principes généraux qui m'ont guidé dans la composition de
l'ouvrage et dans la rédaction du texte.

A l'exception de quelques copies d'une valeur contestable, la série des sculptures grecques
et romaines sera publiée intégralement; nous reproduirons même les meilleurs des petits bronzes.
Au contraire nous nous sommes décidés à faire un choix parmi les monuments de l'Egypte, de
l'Etrurie et de Palmyre, nous bornant de ce côté aux pièces qui nous paraîtront les plus belles
et les plus dignes d'intérêt.

On sait que la collection Jacobsen est la plus riche en portraits antiques qui soit au
monde; pour les portraits de l'époque romaine notamment, nulle autre ne peut rivaliser avec elle.
Comme j'ai entrepris une publication spéciale de ces chefs-d'œuvre, sous le titre de « Portraits
arecs et romains», il m'était impossible de les donner ici à nouveau et l'on ne s'étonnera pas
de ne les y pas retrouver. Toutefois j'ai l'intention de faire une exception en faveur du célèbre
Anacréon Borghcse, exception que justifie suffisamment l'importance toute particulière de cette
statue pour l'histoire de l'art.

Le musée contient quelques bons spécimens de terres-cuites grecques. Si j'ai renoncé
à publier ces monuments, c'est qu'il me déplaît de m'aventurer dans un domaine qui m'est
en partie étranger, et de traiter des sujets dont je n'ai pas la sûre connaissance. Pour le
même motif, je me suis abstenu de rédiger les parties du texte qui ont trait aux monuments
égyptiens, palmyréniens et étrusques. MM. Caïd Jacobsen et Valdemar Schmidt se sont chargés
des deux premières; pour l'art statuaire de l'Etrurie et pour l'art décoratif du même pays, deux
connaisseurs spéciaux en ces matières, MM. Gustav K'ôrte et Theodor Wiegand ont bien
voulu m'apporter leur collaboration.

Nous devons à la plume de M. Jacobsen un catalogue complet de la Glyptothôque Ny-
Carlsbera rédigé en langue danoise. J'espère n'être pas suspect de flatterie si je déclare ici que
je dois aux courtes notices de cet ouvrage nombre d'idées nouvelles et d'utiles renseignements.
Victime du vice ordinaire de notre éducation, qui fait trop petite la part consacrée à
l'étude des langues étrangères, j'ai dû recourir, pour la révision du texte français, à l'obligeance
de mon cher collègue M. Maurice Holleaux, de l'Université de Lyon. Je lui exprime, ainsi
qu'à tous ceux qui m'ont assisté dans ma tâche, mes remercîments cordiaux.

Je m'efforcerai de faire paraître les planches dans l'ordre historique, en commençant par
les monuments de l'art grec. Cependant la première livraison sera composée à dessein de
manière à donner une idée générale des richesses de la collection, — autant du moins que la
chose est possible dans les limites d'un cadre aussi restreint. Le classement par périodes d'un
grand nombre de monuments antiques est et restera toujours, à quelque degré, chose subjective,

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