Arndt, Paul   [Hrsg.]
La Glyptothèque Ny-Carlsberg: les monuments antiques (Texte) — München, 1912

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de zig-zags superposés: ce détail
rappelle à merveille le manié-
risme bien connu des maîtres
qui sculptèrent les femmes de
l'Acropole, tandis qu'au contraire
1 art péloponnésien ignore totale-
ment ces raffinements minutieux
et dédaigne cette étude curieuse
des plissements de l'étoffe.

H suit de là que, si notre
statuette était une œuvre origi-
nale, nous n'hésiterions pas à
déclarer que son auteur était un
sculpteur de la première moitié
du Ve siècle, qui subissait tout
a la fois les influences contra-
dictoires de l'art péloponnésien
et de l'art iono-attique. Mais
comme il s'agit, dans le cas
présent, d'une copie, il demeure
permis de supposer — au moins
Jusqu'au jour où quelque ori-
ginal grec nous aura fourni un
exemple similaire — que l'as-
semblage d'éléments disparates
signalé plus haut est uniquement
lmPutable au copiste. Je dois
avouer cependant que l'opinion
suivant laquelle nous aurions
1C1 la reproduction fidèle d'un

pré- ^■HH^^^^^^^^^^^^^^^^^H

érences» c^r rien, dans la figure,

révèle un pastiche archaïstique : on notera, en particulier, que la position des jambes et des
eds est parfaitement conforme aux partis-pris des primitifs. A la vérité, l'expression de la tête
'em e avoir été un peu adoucie par le copiste selon le goût des époques avancées; mais la
ure est bien celle que la mode avait mise en faveur aux temps archaïques.

Fig. 3-

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