Arndt, Paul   [Hrsg.]
La Glyptothèque Ny-Carlsberg: les monuments antiques (Texte) — München, 1912

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Fig. 4-

Fig. 5-

différente donnée aux oreilles dans les deux têtes archaïques: le sculpteur a certainement voulu
marquer par là un trait individuel, peut-être caractéristique. Mais nos informations sur le rendu
de l'oreille dans l'art antique sont encore si incomplètes que nous ne pouvons tenter ici de
démêler ses intentions.

De l'examen des cinq têtes — en dépit des erreurs de détail que nous avons pu
commettre çà ou là — il résulte donc, avec une certitude presque absolue, que l'intention de
l'artiste, ou des artistes, a été de rendre cinq «individus» différents; et que, par conséquent,
nous étions autorisés pleinement à essayer de leur donner des noms, si imparfaits que puissent
demeurer à cet égard les résultats de nos tentatives.

Mais, demandera-ton, cette caractérisation avancée, dont nous venons de fournir les preuves
multiples (sans que pourtant notre imagination ait ajouté en rien à la réalité), est-elle admissible dès
l'époque reculée où nous reportent nos monuments, et retrouve-t-on, sur d'autres œuvres aussi
anciennes, la manifestation d'intentions analogues? — Au moment de répondre à cette question,
il nous faut encore une fois mettre à l'écart les deux têtes archaïques et les séparer des.
trois autres.

La période moyenne de la carrière de Phidias, dont ces dernières sont à peu près con-
temporaines, nous offre plusieurs monuments qui montrent que, dès ce temps, les vieux types
divins se modifiaient et commençaient à refléter les émotions, et que par là se préparait la
création des types idéaux. Par une heureuse fortune, nous possédons, précisément de Zeus,
diverses représentations à peu près contemporaines, qui, à cet égard, sont démonstratives: d'abord
la tête de la Villa Albani, publiée par Amelung dans les Rom. Mitt. 1893, p. I?4 et suiv-, et
reproduite ci-dessus [Fig. 4 et 5]; puis, une petite tête, haute de 0,04 m., provenant de la Grèce et
conservée aujourd'hui dans une collection privée de Munich(1); en troisième lieu, la tête reproduite
aux Fig^ 6 et 7, en possession de W. Amelung, à Rome (2); enfin, le beau bronze florentin (3)

(1) Encore inédite; mais des moulages de cette tête ont été mis récemment en circulation.

(2) Hauteur: 0,17. Marbre jaunâtre à grains fins. Sont restaurés: le nez, le côté gauche du sinciput avec la partie supé-
rieure du diadème, les cheveux sur la tempe gauche, une partie de l'oeil et de l'oreille gauches. A la tempe droite les cheveux sont éraflés.

(3) Amelung, Florentiner Antiken, p. 7 et suiv.; Furtwangler, Meisterwerke, p. 746 et suiv.; Arndt-Amelung,Euuelverkauf, n°s 547—549.

__ Je n'ai pas vu à Athènes cla petite tête de Zeus de style sévère», du Varvakeion, mentionnée par Milchhoefer, Die Musetn Athens p. 66 (en

bas à droite).

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