Arndt, Paul   [Hrsg.]
La Glyptothèque Ny-Carlsberg: les monuments antiques (Texte) — München, 1912

Seite: 22
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Fig. 8. Fig. 9.

Quant à notre Dionysos j'hésite: les formes en sont purement archaïques, et l'émotion s'y exprime
de façon moins prononcée que dans la première tête. — En somme, j'attribue ces deux têtes
encore à l'époque hellénique; de même, je ne saurais tenir les trois autres pour des copies de
l'âge hellénistique ou romain. Ce morceau de marbre, qui est apparent entre les lèvres du
personnage où j'ai reconnu un Asklépios, et qui marque la place de la langue ou des dents, est
un détail qu'on regarde volontiers comme le signe d'une époque récente (1); mais il nous suffit
d'observer que, dès le quatrième siècle, il était d'usage courant, comme le montrent l'Eubouleus
et la belle tête féminine trouvée au versant méridional de l'Acropole, qu'on peut attribuer à
l'école de Scopas.

Il me semble inutile de rechercher le nom de l'auteur des trois têtes de style plus moderne,
car rien n'y révèle la main d'un artiste de premier ordre. Je note seulement que la manière
dont est traitée, dans la tête de Zeus, l'extrémité des boucles enroulées au-dessus du front rappelle
encore l'Apollon de Kassel, déjà mentionné plus haut.

Les cinq têtes ont été étudiées par W. Amelung dans la séance du 22 janvier 1892 de l'Institut
archéologique de Rome (Cf. R'ôm. Mitt. 1892, p. 108). J'ai pu utiliser, pour la rédaction de mon texte, le
manuscrit d'Amelung.

(1) Cf. Arnclt-Amelung, E.-V. 252 — 253
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