Arndt, Paul   [Hrsg.]
La Glyptothèque Ny-Carlsberg: les monuments antiques (Texte) — München, 1912

Seite: 25
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aussi trop loin par derrière. J'ajoute que l'étude des proportions confirme pleinement mon
explication. Si on les compare à celles du beau sphinx archaïque de Spata (Kavvadias, Kevtqixùv
Movaéïov n° 28), on arrive à fixer approximativement la hauteur de notre figure à 0,40 m.; par
suite, comme la hauteur de l'accoudoir représente en moyenne, là où j'ai pu procéder à des
mesures, le tiers de la hauteur du pied qui soutient le trône, le siège a dû s'élever à 1,20 m.
environ au-dessus du sol: le trône avait donc à peu près même grandeur que celui dont un pied a
été découvert à Solonte (1). Si l'on observe maintenant que le siège d'un homme de taille normale
est d'ordinaire placé à une hauteur d'environ 0,50 m., on aboutit à cette conclusion que le
dieu assis sur le trône devait mesurer, étant debout, à peu près 4 mètres. Nous ne risquons
donc guère de nous tromper en admettant que notre petit fragment est le reste d'une grande
statue divine, qui pouvait être exposée dans un temple comme objet du culte.

La dernière question à considérer est celle de la date du monument. La modénature
de la face externe du bras suffit à nous montrer que notre sculpture n'est pas une œuvre
sincèrement archaïque, mais qu'elle appartient à l'époque romaine. Cependant, comme la tête
ne présente rien d'archaïsant, nous pouvons admettre que nous avons sous les yeux un ancien
travail grec fidèlement reproduit par un copiste romain. Ce sont les statues féminines drapées de
Acropole qui offrent les plus frappantes analogies de style avec notre fragment: dès lors il
parait légitime de reporter la date de l'original aux environs de l'an 500 avant Jésus-Christ.

Catril ogue 11° 131 5 a.

HEINRICH BULLE,

Note additionelle.

Comme la précédente notice était déjà sous presse, l'hypothèse que j'y expose sur l'origine
et la nature du fragment qu'elle concerne, a reçu une confirmation inattendue dans une com-
munication obligeante de M. Friedrich Hauser que je résume ici. A Genève, au Musée Fol
(n° 1370), se trouve une tête exactement semblable à celle qui a été ci-dessus décrite et de
mêmes dimensions (hauteur 0,18 m; longueur du visage 0,10 m; l'extrémité du nez est restaurée).
n y a pas à douter un instant que les deux sculptures n'aient été destinées à se faire pendant
et que la dernière ne provienne du même trône auquel appartenait déjà la première. Notons
maintenant qu'au Musée Fol la pièce de marbre horizontale, dont la tête forme l'amortissement,
ne présente un champ évidé (tenant lieu de décoration) que sur celle de ses deux faces latérales
qm s étend derrière l'oreille gauche, tandis qu'à Ny-Carlsberg, par une disposition inverse, c'est
ace placée en arrière l'oreille droite qui offre seule une mouluration. Ce qui ressort de
- évidence, c'est que le fragment de Copenhague correspondait au bras droit, et celui de
'eneve au bras gauche de la figure représentée assise.

joutons que, sur la photographie qu'a prise M. Hauser du fragment du Musée Fol, on

perçoit, immédiatement derrière la tête sculptée, un objet arrondi, de forme aplatie, actuellement

moitié, qui repose sur la face supérieure du bras du trône: il est possible qu'il faille

1C1 "''rat6 Une C°UPe qUe 1C diGU tenak à k mab(2)-

. ecouverte successive de ces deux sculptures ayant fait partie du même grand monument

peut-être à penser que celui-ci a laissé encore d'autres débris qu'on retrouvera

que que jour. Je dois dire pourtant que les tentatives et les recherches que j'ai faites à ce sujet

n'ont obtenu jusqu'à présent aucun succès.

(1) Hauteur: 1,16 a. Hauser, Jahrb. d. Inst. 1889, p. 255; Arndt-Amelung, Einztlverkauf n» 568.

(2) Il serait nécessaire toutefois de procéder à un examen direct de cet objet, pour en établir définitivement la nature.

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