Arndt, Paul   [Hrsg.]
La Glyptothèque Ny-Carlsberg: les monuments antiques (Texte) — München, 1912

Seite: 29
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PLANCHE 19.

Base triangulaire.

Hauteur: 0,445 m- Marbre pentélique. Au milieu de la face inférieure, un trou qui me paraît
moderne. Comme lieu de la découverte on indique la Via Flaminia, près de Rome.

Ce qui rend la destination ancienne de cette base plus douteuse encore que celle de la
précédente, c'est que toute la partie supérieure en est perdue. Au reste, les deux monuments
rentrent, par leur style, dans une même série, avec cette différence pourtant que l'exécution est
ici plus molle et l'imitation du style ancien moins exacte et plus superficielle. Les trois figures
qui décorent les faces de la base sont posées — détail tout-à-fait étranger à l'art archaïque —
sur un terrain rocheux et accidenté. Zeus, vêtu d'un himation qui laisse le torse libre, porte
une coupe dans sa main droite à demi levée et tient le foudre de la gauche; il n'a dans les
cheveux ni couronne ni diadème. Vient ensuite une femme, dont le chiton, rabattu par devant,
est serré à la ceinture, ouvert sur le côté droit et assujetti au buste par des bretelles croisées,
et qui porte par dessus un manteau flottant; elle marche, dressée sur la pointe des pieds, et
tient des deux mains un attribut de forme allongée, qui s'évase vers le haut, sans doute un
flambeau: c'est probablement Artémis. Une seconde figure de femme porte le double chiton
dont elle tient un pan de la main gauche, tandis que la main droite se dirige en avant, la
paume tournée vers le sol: à en juger par le voile qui tombe de sa tête, on peut lui donner
le nom d'Héra. - En choisissant ces trois divinités pour les associer, le sculpteur, que nous
ne sommes pas autorisés à mettre au-dessus de ses confrères, n'a obéi assurément à aucune
pensée réfléchie et son intention est restée purement décorative. Le style des trois figures
nest pas d'une unité parfaite, car le manteau flottant de celle que nous avons appelée Artémis
est un motif relativement moderne qui s'accorde mal avec les plis en zigzag que forme le
chiton de la même figure et de l'autre personnage féminin. Faisait-on usage dès l'époque
archaïque de rubans croisés pour retenir les vêtements flottants? La chose mériterait examen;
e plus ancien exemple plastique que je puisse citer de cet ajustement nous est fourni par le
torse de la Séléné, au fronton oriental du Parthénon (Michaelis, PI. 6, N). La figure de Zeus se
retrouve presque identique sur l'ara Welcker, Zeitschrift pi. 2, 8, p. 96, tandis que l'Artémis
rappelle celle des reliefs dits «des citharèdes» fi).

Catalogue n° 1309.

(1) V)'après Une communication obligeante de M. Fr. Hauser.
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