Arndt, Paul   [Hrsg.]
La Glyptothèque Ny-Carlsberg: les monuments antiques (Texte) — München, 1912

Seite: 35
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détails, sont les mêmes de part et d'autre. Or, notons que la Collection Jacobsen possède, outre le
torse qui reproduit le torse de la statue de la Villa, une tête isolée (pi. 23 et 24), qui est une
réplique de la tête de cette statue (fig. 14/15); et que cette tête (1), acquise en Campanie, passe pour

Fig. 14

Fig

avoir été trouvée à Formiae, de même que la statue de la pi. 21/22. La coïncidence n'est-elle pas
singulière, et peut-elle demeurer inaperçue ? Notre collection se trouve posséder une tête et un torse,
ayant une commune origine, qui, dans la Villa Albani, sont réunis en une statue unique. Il me semble
que la conclusion s'impose: la tête des pi. 23 et 24 appartenait primitivement au torse de la statue compo-
site que nous venons d'examiner. Je crois avoir démontré que celle-ci n'est que le produit d'une fraude
habile, et je pense que l'on peut en reconstituer approximativement l'histoire. Des fouilles (2) auront
amené la découverte isolée du torse des pi. 21 et 22 et de la tête des pi. 23 et 24. L'auteur de la trouvaille
ne^comprit pas qu'il s'agissait de deux fragments d'un même ensemble, ou, s'il le comprit, calcula
quil tirerait meilleur parti d'une statue entière et d'une tête isolée que d'une seule statue pour-
vue de sa tête. Aussi ne rapporta-t-il pas au torse la tête qui lui appartenait: il y ajouta une
tête et des membres d'un style aussi bien imités que possible, et donna le tout pour une statue
représentant un type nouveau d'athlète archaïque; puis il vendit séparément la tête authentique. -
Telle est mon explication. Je la regarde comme tout à fait plausible, bien qu'elle ne se fonde
que sur de simples suppositions. Les recherches que j'ai faites pour m'assurer de l'exactitude
matérielle des faits n'ont pas donné de résultat précis.

Depuis que je suis arrivé à ces conclusions, je n'ai malheureusement pu retourner à Copen-

ague, et me vois forcé de laisser en suspens telle ou telle question que la vue des originaux

1 aurait permis de trancher immédiatement. J'ignore notamment si le marbre de la tête de la

P- 23)24 et celui du torse de la pi. 21 sont identiques. Je prie M. Jacobsen de bien vouloir

a resser à un minéralogue expérimenté des fragments de marbre empruntés aux deux morceaux.

; et torse étaient de marbres différents, mon hypothèse n'en serait pas ruinée - car dans

queques statues antiques, comme par exemple la Déméter de Cnide, on constate l'emploi simul-

î deux espèces différentes de marbre —, mais je dois reconnaître qu'elle perdrait beau-

)UP e sa vraisemblance, surtout que nous avons affaire à une statue tout-à-fait nue. M. Jacobsen

à la chevel ^ ,029C ^ Catalogue: Hai*e"'-: 0,25. La tête provient d'une statue. Marbre d'un grain fin; traces de couleur brun-rougeâtre
communie^ UrC ' ^ y=UX éta'ent primitivement incrustés- Travail fin, mais non original. Je connais une troisième réplique grâce à une
du rubans10" ^ ^ Amdung; elle se trouve au Museo Civico de Bologne, dans la salle des sculptures romaines. Le sinciput au-dessus
la chevel restaure et couvert d'un pétasos moderne. Du reste, dans un parfait état de conservation et d'un travail achevé surtout dans

et H'„;n , nt"dles eulie« à Formke ou ailleurs, récemment ou à une date déjà éloignée? C'est ce qui importe assez peu pour l'instant,

clameurs la question est à peu près insoluble.

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