Arndt, Paul   [Hrsg.]
La Glyptothèque Ny-Carlsberg: les monuments antiques (Texte) — München, 1912

Seite: 36
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m'oppose une autre difficulté — car cet antiquaire si clairvoyant et si bien informé ne partage
nullement, comme je l'ai dit, les opinions que j'exprime ici —: la tête de la pi. 23(24 est, dit-il,
trop petite pour le torse de la pi. 21. Cette assertion n'est pas exacte, comme l'établit un simple
calcul. Sur la photographie que je possède de la statue de la Villa Albani, la statue entière
mesure en hauteur environ 16 cm dont 2; cm reviennent à la tête et au cou. La hauteur de la
statue est donc à celle de la tête comme 16 est à 2: ou comme 61 est à 1. Or, la statue de la
pi. 21 et la tête des pi. 23 et 24 mesurant respectivement im 50 et 25 e, leur rapport est celui
de 6 à 1 : le calcul, si sommaire qu'il soit, donne, on le voit, des résultats concordants.

J'éprouve, en terminant, un vif regret de ne pouvoir résoudre tous les problêmes que soulève
le monument de notre pi. 21. Éloigné de Copenhague comme je le suis, et dans l'impossibilité
de m'y rendre actuellement, je suis forcé de laisser de côté plus d'une difficulté qui ne s'est révélée
à moi que pendant le cours de mon travail. Je prie les savants qui auront l'occasion d'examiner
les originaux, de bien vouloir porter leur attention sur les divers points que j'ai signalés.

Il me reste à rechercher l'origine du type sculptural dont nous avons ici un exemplaire.
M. Furtwângler (1) le range parmi les créations des jeunes années de Phidias et remarque que
l'attitude de la statue présente certaines analogies avec celle de l'Anakréon de Ny-Carlsberg (2),
plus encore peut-être avec celle de l'Apollon du Musée des Thermes (3) et de la figure juvénile
de Stephanos (4): tous ces monuments montrent le pied gauche appuyé à plat sur le sol, et
c'était sans doute aussi le cas pour la statue Jacobsen. Il faut retenir des affirmations de M. Furt-
wângler la date qu'il assigne à ce motif; c'est une création de l'art grec, remontant aux en-
virons de l'an 460. Mais l'attribution à Phidias (ou à son maître Agélaïdas), sans manquer de
toute vraisemblance, ne saurait pour l'instant être appuyée d'aucune preuve. — Quel personnage
représentaient les figures de cette sorte? La disparition de tous les attributs ne permet pas de
le déterminer. Toutefois M. Furtwângler croit qu'il s'agit ici de quelque divinité.

L'exécution des répliques — celle notamment de la belle tête de Ny-Carlsberg, aux formes
sèches et dures, aux boucles de cheveux régulièrement stylisées, — indique que l'original était
en bronze (5).

Furtwângler, Meisterwerke p. 738.

(1) loc. cit.

(2) Voir infra, pi. 26.

(3) Brunn-Bruckmann, pi. 462.

(4) 16., pi. 301 II faut noter, dans cette statue, la forme des épaules légèrement rejetées en arrière, qui constitue une analogie
de plus avec la nôtre.

(5) Dans le voisinage immédiat de la statue de la Villa Albani se trouve, également au Bigliardo (n" 323), une statue de jeune
homme qui est apparentée de près à la première: elle sera aussi publiée dans la 4e série de V Einzelverkauf. Restaurations: tête, avant-
bras. Lors de mon dernier examen, je n'ai pu déterminer l'étendue des restaurations des jambes.
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