Arndt, Paul   [Hrsg.]
La Glyptothèque Ny-Carlsberg: les monuments antiques (Texte) — München, 1912

Seite: 38
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traits communs, en dehors d'une vague ressemblance dans l'arrangement de la coiffure. Cette simple
constatation paraît donc contredire l'hypothèse d'après laquelle cette statue d'Apollon aurait été placée
à Sparte. — D'autre part, s'il était vrai que la statue eût quelque rapport avec les Gymnopédies,
on s'attendrait à y trouver l'attribut caractéristique de ces fêtes, la couronne «thyréatique»; or, pré-
cisément, cet attribut fait défaut. M. Wolters prétend, que l'artiste a évité volontairement de repro-
duire cette couronne, d'aspect trop étrange, et qu'il l'a remplacée à dessein par la simple couronne
de lauriers que montrent les monnaies. Mais alors sur quel argument positif s'appuie le système
de M. Wolters? A Sparte des chœurs d'adolescents nus dansaient en l'honneur d'Apollon, au
son des lyres; d'autre part, la sculpture archaïque nous présente le type étrange d'un Apollon
nu jouant de la lyre. On peut assurément mettre en relation ces deux faits; mais jusqu'à présent on
n'a nullement démontré qu'un lien quelconque existe entre eux.

Rien n'autorise donc ici une affirmation catégorique; et je crois qu'il faut se montrer presque
aussi réservé au sujet de la place que doit occuper ce type dans l'histoire de la sculpture ancienne.
La seule chose certaine, c'est qu'il ne date pas du temps de Pasitélès, comme on l'admettait autre-
fois; vraisemblablement, il remonte à l'an 460 environ. M. Furtwângler en attribuait naguère (1)
l'invention à Hegias, le maître de Phidias: c'est une opinion qu'il défend aujourd'hui encore (2),
même après l'apparition du travail de M. Wolters, dont il approuve du reste la tentative pour
localiser à Sparte la figure primitive. 11 vaut mieux, je crois, s'abstenir de toute hypothèse de ce
genre et confesser franchement notre ignorance.

La copie Jacobsen est d'un travail particulièrement élégant et fin. Les boucles de cheveux
tombant sur les épaules ont été traitées par le copiste dans un style un peu trop libre.

N° 1029e du Catalogue. Mentionné par Wolters, Jahrbucli d. archaeol. Instituts, 1896, p. 4, note 7,
comme se trouvant encore dans le commerce, à Rome.

(1) Meisterwerke, p. 80.

(2) Intermtzzi, p. 7, note 3.


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