Arndt, Paul   [Hrsg.]
La Glyptothèque Ny-Carlsberg: les monuments antiques (Texte) — München, 1912

Seite: 47
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style du quatrième siècle, de cette coiffure soi-disant exclusivement virginale —, mais les analogies
que présente la métope de Sélinonte avec le marbre Farnèse sont, comme il est aisé de s'en
onvaincre, tout extérieures et superficielles; elles ne sauraient suffire à faire écarter l'appellation

tra îtionnelle d'Héra, à l'appui de laquelle on peut invoquer les résultats de la pénétrante analyse
2 Brunn. Toutefois force nous est d'avouer que nous ne sommes en état d'alléguer en faveur
e cette dernière interprétation aucun argument positif, comme celui que pourrait fournir la
présence d'un attribut.

Nous nous rangerons moins encore à l'avis de M. Furtwângler quand il cherche, toujours

a l'aide de la métope de Sélinonte, à définir le style de la Héra Farnèse et se prononce en

aveur d'un courant déterminé de l'art attique. La coiffure de l'Actéon, dit-il, ressemble à celle

des statues qu'il faut attribuer à Kritios (attribution qui ne repose d'ailleurs sur aucune preuve

sérieuse) ; or, comme la tête d'Artémis de la métope d'Actéon est supposée semblable à celle de

Héra Farnèse, ainsi qu'on l'a vu tout à l'heure, celle-ci doit relever aussi de l'art de Kritios

ou de ses élèves. De pareilles combinaisons sont-elles solidement fondées? Ne ferait-on pas mieux

abandonner cette chasse au nom propre et de borner son ambition à rapprocher notre monument

es œuvres qui lui sont évidemment apparentées? Ce qu'on peut concéder à M. Furtwângler, c'est

que la tête Farnèse présente plus d'affinités avec l'art des Attiques qu'avec celui de Polyclète.

as plus que lui, je n'y démêle en effet la moindre ressemblance avec le Doryphore ou le Dia-

dumène; les œuvres le plus apparentées sont la tête de l'Athéna de Velletri (i) et la tête

rapportée sur une statue d'Hygie, au Cortile du Belvédère (2). Or, ce sont là vraisemblablement

eux créations de l'art attique, datant du début de la seconde moitié du cinquième siècle.

Je ne me risque pas à proposer un nom pour la tête

Jacobsen; je me contente d'ob- SPfPt I server que la forte inclinaison

de cette tête lui prête une expression énergique et sin-

guiierement vive. Les obser- varions faites plus haut sur le

style de l'Héra Farnèse s'ap-
la tête Jacobsen.

De ces deux monuments
œuvre sans doute de la même
^Périal Ottoman à Constanti-
°n a considérée comme un por-
dnen(fig. l8). Je ^ ^ ^

! SOrte que Je ne saurais dire,
est le bandeau noué autour des

voile,ainsiquel'expressiongéné-
M.Amelung a encore rapproché
jardins du Vatican (4); la ressem-

pliquent naturellement aussi à

il faut rapprocher un troisième,
école : c'est une tête du Musée
nople (3), que jusqu'à présent
trait de Sabine, la femme d'Ha-
devoir étudier de près l'original,
par exemple, de quelle nature
cheveux ; mais la présence du
raie duvisage font songeràHéra.
de l'Héra Farnèse une tête des

Fig. iS

-----. ~l1LcU1 l4j ; la ressem. • •*• - blance me paraît médiocre. Je ne

constate non plus aucune analogie entre l'Héra Farnèse et la tête 363 de la Sala de Busti [fig. 19/20] (5)
<lu °u lui a souvent comparée et qui en diffère complètement par l'arrangement des cheveux
:omme par la morbidesse avec laquelle sont rendues les formes du visage. Quant aux répliques
exactes de l'Héra Farnèse, nous n'en avons qu'une seule, la tête de Berlin n° 179. La tête
n° 44 de St. Pétersbourg (6), très fortement restaurée, n'a rien à voir avec ce type (7). La tête

(0 Furtwângler, Meisterwerke, p. 305 (conteste d'ailleurs la parenté); iïriederichs-Wolters 1433-

(2) Helbig I56; Flasch, Mon d. ht. 1873, tav. XLIX; Annali, tav. A.

(,3) Joubin 54; Chenavard, Voyage en Grèce et dans le Levant, pi. 60 (ne se trouve pas à Munich).

(4) Arndt-Amelung, Einzelverkauf, no 790 (évidemment identique à Overbeck, Kunstmythologie der Hera, p. 78, n° 3V

(5) Helbig 242. A la bibliographie, ajouter: Brunn, Gbiterideale, p. II.

(6) Fnederichs-Wolters 502; Brunn, Gôtterideale, p. Il; Furtwângler, Meisterwerke, p. 77, note '•

(7) D après une communication que je dois à la bienveillance de Georg Treu.
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