Arndt, Paul   [Hrsg.]
La Glyptothèque Ny-Carlsberg: les monuments antiques (Texte) — München, 1912

Seite: 58
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PLANCHE 34.

Tête d'Apollon.

Autrefois à Rome, où elle faisait partie de la collection de M. le baron Gio. Barracco, qui possède
encore aujourd'hui un autre exemplaire meilleur du même type (1); donnée par son premier possesseur à
Heinrich Brunn, elle parvint à la mort de celui-ci à Copenhague. Cette tête a été trouvé probablement à
Rome. Sa hauteur est o,2Qm. Marbre de Paros. Sont restaurés: le nez, les lèvres, le menton, de menus
fragments des sourcils. Une pièce rapportée constituait autrefois le côté droit du sinciput postérieur; la
section d'attache de la tête est pointillée au ciseau et on y remarque un grand trou destiné à recevoir un
tenon et mesurant environ 3cm de profondeur, 7 à 8cm de diamètre. Derrière, la tête est grossièrement travaillée. Les
moulages de cette tête sont en vente à Munich à la maison de moulages Geiler.

Cette tête dont le visage et la chevelure témoignent d'une exécution soignée, mais un peu
banale, est une réplique du type bien connu d'Apollon qui trouve son principal représentant dans la
statue de Cassel. La science n'a pas encore réussi à déterminer le nom du sculpteur de cette œuvre et
des œuvres apparentées. On a proposé Pythagoras, Myron, mais aucune de ces hypothèses n'a été dé-
montrée d'une manière péremptoire. En tout cas, l'artiste était un des maîtres les plus éminents du
5me siècle, également remarquable par la force créatrice qu'il déployait dans l'invention de types
nouveaux et par la vie ardente dont il imprégnait ses œuvres. Ce n'est pas, il est vrai, cette dernière
qualité qui frappe dans la copie de Jacobsen ; en effet, bien que la simplicité dans l'arrangement de la
chevelure ne l'éloigné pas trop du style de son modèle de bronze, elle est totalement dépourvue de
l'expression incomparable d'orgueilleux mépris et de haute dignité, commune aux deux meilleures
copies, celle de la collection Barracco et celle du Musée national d'Athènes(2) et propre aussi,
certainement, à l'original. Sur l'exemplaire de Copenhague, les pupilles sont indiquées très
légèrement (ce n'est presque qu'un point) et placées immédiatement au-dessous de la paupière
supérieure : je ne suis pas encore en état de déterminer l'époque à laquelle on traitait les pupilles
de cette manière, ni de fixer par conséquent la date de la copie.

Catalogue 1029 g. — Furtwàngler, Meisterwerke. p. 37 1, note 1, n° 7 ; cf. ibidem la bibliographie. Furt-
wàngler, Statuenkopieen I, p. 565. Arndt-Amelung, Einzelverkauf n° 507/508, 705.

(1) La collection /tarracco, pi. 34 et 34 a.

(2) La dernière a été bien dépréciée par Furtwàngler, Meisterwerke, p. 371, note 1, n» 4.

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