Arndt, Paul   [Hrsg.]
La Glyptothèque Ny-Carlsberg: les monuments antiques (Texte) — München, 1912

Seite: 60
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PLANCHE 36.

Tête de jeune homme.

Acquise à Rome. Hauteur 0,27 m- Marbre cristallin à gros grains. Sont restaurés: le nez, une partie
du front, les sourcils, les yeux, les lèvres; toutes ces parties ont été recouvertes d'un enduit. La chevelure
a beaucoup souffert, notamment sur les côtés; c'est la partie postérieure de la tête qui s'est le mieux conservée.

Cette tête, dont les oreilles tuméfiées indiquent que nous avons à faire à un athlète, est
malheureusement très mal conservée, et le travail en est de plus superficiel et vulgaire. C'est
pourquoi il est difficile de déterminer le style de l'original de cette copie et de la comparer aux
têtes apparentées. Il n'existe, à ma connaissance, aucune réplique exacte de notre figure qui offre
cette particularité de présenter à la partie antérieure de la chevelure un commencement de raie,
qui ne se continue pas jusqu'au faîte du crâne. Cependant il est certain qu'elle fait partie d'une
série étendue de types d'athlètes, d'un style particulier, et dont l'auteur — qui appartenait au
5me siècle — n'a pu encore être déterminé. Paul Herrmann (1), et après lui Furtwàngler (2), se
sont récemment occupés de ce groupe. Ce n'est pas ici le lieu d'examiner à fond la tentative
de Furtwàngler qui cherche à répartir ces têtes entre Myron [type Riccardi et ses répliques (3) ;
la tête de Ince Blundell Hall (4)], et Pythagoras [tête de Perinthe à Dresde ; «Pollux» du Louvre, etc.].
C'est assurément un effort méritoire, mais le résultat en est fondé sur des impressions person-
nelles ou sur des arguments fallacieux tirés de l'examen des détails de copies médiocres. Ce
sont surtout les critères d'après lesquels on distingue les types «myroniens» des types «pytha-
goréens» que je trouve insuffisants, et je ne puis approuver qu'on répartisse entre deux maîtres
un groupe de têtes très voisines les unes des autres. Avouons plutôt que la question est encore
insoluble et que le créateur de ces types ne peut pas être désigné. Mais qu'il faille rechercher
derrière ces types le nom d'un de ces deux maîtres, soit Myron, soit Pythagoras, c'est d'ailleurs
ce que je crois également.

La collection Jacobsen a acquis récemment une tête de jeune homme, dont je n'ai pas
encore vu l'original, et qui appartient au groupe des œuvres que nous étudions ; mais les plis
qui se dessinent à la racine du nez donnent à cette tête une expression vivante et énergique,
qui la distingue des physionomies un peu trop paisibles des figures apparentées. Une autre pièce,
qui appartient à la même série et qu'on a jusqu'à présent trop négligée, n'existe plus que sous
la forme de moulage à Copenhague, à l'Académie royale des Beaux-arts (5): c'est la statue d'un
jeune athlète publiée par Julius Lange (6). Sa tête rappelle de très près ces types, notamment

(1) Dans les Athen. Mitt. d. J. 1891, p. 313 et suiv.

(2) Meiste->~iverke, p. 339 et suiv.

(3) Au Palais des Conservateurs E—F 476/477 et à Berlin 472.

(4) Herrmann au contraire attribue cette tête à Pythagoras, Graef songe même à Phidias !

(5) L'original a disparu; d'autres moulages se trouvent, dit-on, à Paris, à l'Ecole des Beaux-arts, et à Londres, au Cristal Palace.
Hauteur: 1,58 m.

(6) Billedkunstens Fremstilling af Menneskeskikkelsen etc., Copenhague, 1892, p. 418, fig. 64, et p. 465 et suiv.; ici fig. 30 — 32
d'après des photographies que je dois à la bonté de M. Jacobsen.

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