Arndt, Paul   [Hrsg.]
La Glyptothèque Ny-Carlsberg: les monuments antiques (Texte) — München, 1912

Seite: 65
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PLANCHES 38—40.

Statue féminine.

ecouverte en 1873, à Rome, à l'époque de la construction du nouveau quartier de l'Esquilin;

rouva debout sur une haute terrasse. Marbre blanc. Hauteur: 1, 42, non compris la plinthe

. a statue qui, par suite de son attitude, présente des dimensions un peu inférieures à la nature

.' ressee, la grandeur naturelle. Sont modernes: la moitié inférieure du nez, le 3mc et le 4mc orteils

. . roit' Ie pied gauche à partir de sa sortie du vêtement, des fragments du bord du vêtement, au

de > lmmediat de la plinthe. A la partie antérieure de la ceinture, deux trous où passait une agrafe

^ , . e l°be de l'oreille gauche est percé et était destiné à recevoir un anneau; le trou correspondant

bouché. — La tête semble avoir été nettoyée avec des acides. — Les traces de coloration bleue

e a "auteur du chiton, ainsi que sur les deux faces de l'apoptygma, me semblent antiques, car on

l'hi tOUt au f011^ des plis. Je dois ajouter que des traces du même genre sont visibles aussi sur

tomh' droite et sur celui de gauche; il n'est pas impossible qu'elles proviennent de gouttes de couleur

p , e laP°ptygma. Enfin j'ai remarqué d'autres traces d'une coloration brun-rougeâtre, qui m'ont

de 1 ment antiques, au-dessus du genou gauche et à un pli du chiton placé au-dessous des trous d'agrafe

qu . re- ~~ Le dos est d'un travail relativement soigné. — Je ne pense pas, comme d'autres archéologues,

été h ■ , US ^6U Pr°f°nds percés dans la chevelure, quatre à la tempe gauche, deux à celle de droite, aient

au f S a ma'ntenir sur le front un diadème ou une couronne de métal. Ce sont des trous pratiqués

bon h ' COmParables à ceux que le copiste, d'une main bien maladroite, a percés aux angles de la

1' aut d'abord expliquer l'attitude de la figure. Une femme vêtue du péplum dorien, à

pj ^ a serré à la ceinture, le visage tourné en arrière, se dirige d'une allure rapide vers la droite.

f • eux mains, elle ramène sur sa tête la partie postérieure de l'apoptygma. Ce mouvement

D , r 4ue la femme cherche à se protéger contre un ennemi qui la poursuit. Ainsi on est

ce roire que c'est pour la même raison que les genoux se dérobent sous elle. On peut

„„ exphquer d'autre manière les proportions raccourcies des jambes : la statue était dressée

r une h
çj aute terrasse, et devait être vue d'en bas; il fallait donc, pour des raisons d'optique,

u ,, ses parties inférieures des dimensions moindres qu'aux parties supérieures (1). Seule,

découverte A~ _*_i:_. , , ,. _,__ ,__ j_. L

rèses.

erte de répliques nouvelles de la statue permettra de choisir entre les deux hy-

% " catalogue de M. Jacobsen propose, tout en faisant ses réserves, d'appeler cette statue:

ijicans sua veste-»; on a songé au passage fameux de Pline (2). Cette explication ne

Bie a ^SS eureusei car on ne peut dire de cette figure que son habit flotte au vent (3).

fa egendes grecques nous offrent le thème de la femme poursuivie; mais il nous

■o-ut renoncer -v

att ■■ . retrouver aucune héroïne particulière dans la figure de Copenhague, car tout

inctif lui fait défaut. Bornons-nous à citer ici, en raison de la parenté du motif, une

(i\ y' r" Alnellln£> E'nzchrrkanf I, 2, p. 19, ad n° 113. Bulle, gritcHsclu Statuenbasen, 1898, p. 32 et suiv.
v ) AXXVI, 29.

mythol. Zexi rePresentation des aurat, voir Six dans le Journal of hellenic studies, XIII, p. 131 et suiv., et Max. Mayer dans Roschtri

' '"" s- v. Luftgôttin.

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