Arndt, Paul   [Hrsg.]
La Glyptothèque Ny-Carlsberg: les monuments antiques (Texte) — München, 1912

Seite: 66
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terre cuite de Tanagra, au Musée national d'Athènes (i), dont je ne saurais non plus indiquer
la signification exacte, et une autre terre cuite, de style archaïque, de la collection du professeur
Komnos à Athènes (2), qui représente une femme debout, à l'attitude calme, relevant, d'un geste
semblable, son vêtement au-dessus de la tête.

Si maintenant nous exami-

voyons qu'elle date du milieu
Il est intéressant de comparer la
celle de la Niké du fronton du
ment semblable (3) ; on remarque
traordinaires qu'accomplit l'art
à peine dix années. Car c'est à
bablement aussi la statue de
apparenté de près avec celui de
de caractère un peu plus archa-
se ressemblent à peu près comme
œuvres apparentées, mais plus
têtes dites de Sappho (5), que
blance d'une Aphrodite de Phi-
statue même, elle offre surtout
groupe qu'autrefois on croyait
phranor: le groupe de Léto et
ques statuaires nous ont été
Musée Torlonia. Reisch (6) lui

Fig. 36

nons le style de la statue, nous
du 5m' siècle, entre 460 et 450.
disposition de ses vêtements à
Parthénon, qui est d'un mouve-
avec étonnement les progrès ex-
attique dans un espace dépassant
l'art attique qu'appartient pro-
Jacobsen: sa tête est d'un type
la Sappho de la Villa Albani (4),
ïque seulement ; les deux œuvres
une mère et sa fille. Parmi les
récentes, il faut encore citer les
l'on fait dériver avec vraisem-
dias. — Quant à la pose de la
de l'analogie avec celle d'un
à tort dérivé d'une œuvre d'Eu-
de ses enfants , dont deux répli-
conservées, au Capitole et au
assigne une date un peu trop an-

cienne, entre les années 470 et 460; on doit la placer à une époque moins éloignée d'environ dix
années. La ressemblance des deux œuvres est telle qu'on les attribuerait volontiers au même artiste.
Si je voulais imiter d'illustres devanciers, je pourrais moi-même proposer ici un nom. Je reconnaîtrais
dans la statue de Copenhague l'Hermioné de Kalamis érigée à Delphes (7) comme offrande votive
des Lacédémoniens et qui était représentée poursuivie par Oreste, désespéré de voir Néoptolème
épouser sa fiancée (8); je pourrais rappeler de plus que, d'après les combinaisons de Reisch, le modèle
des deux statuettes romaines de Léto était aussi placé à Delphes ; je pourrais faire remarquer
encore que c'était un disciple même de Kalamis, Praxias, qui orna le fronton du temple d'Apollon à
Delphes, et qu'il y représenta aussi Léto (il est vrai, dans une pose différente) — mais à me
livrer à ces combinaisons et à ces hypothèses, j'abandonnerais la voie des recherches fructueuses pour
le stérile plaisir d'enrichir la science d'une conjecture douteuse.

Je ne crois pas que la statue soit un original grec, contrairement à l'opinion exprimée
à M. Jacobsen par un savant considéré. La gaucherie du travail indique la main d'un copiste

(1) No 4581; Martha, catalogue des figurines en terre cuite p. 54, n° 277; collection de la Société archéol. n° 618; ici Fig. 36,
d'après une photographie de l'Institut d'Athènes (N. M. 162) exécutée pour M. Fr. Winter et dont je me suis servi avec son aimable autori-
sation. Martha (1. c.) compare des types analogues de Locride dont je ne me souviens pas.

(2) Publiée par R. Schcine, grieck. Reliefs N° 145. Elle m'a été indiquée par M. G. Treu.

(3) B-runn-Bruckmann pi. 189 a.

(4) Brunn-Bruckmann 255; Ilelbig 835.

(5) Furtwangler, Meisterwerke, p. 98 et suiv., et Arndt-Amelung, Eimehjerkauf, No 307.

(6) Reisch, ein vcrmeintliches Werk des Euphranor, dans le iFestgruss ans Innsbruck an die Philologenversammluug in IVi'en», 1893,
p. 11 du tirage à part.

(7) Overbeck, S—Q 522.

(8) Comparez Roscher, Mytholog. I.exikon, s. v. Hermione, col. 2434.

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