Arndt, Paul   [Hrsg.]
La Glyptothèque Ny-Carlsberg: les monuments antiques (Texte) — München, 1912

Seite: 75
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PLANCHE 45.

Tête de dieu barbu.

Hauteur 0,47 m. Sont modernes : Thermes, le nez, quelques détails des boucles de la chevelure. C'est
avec raison qu'on a restauré la tête en hernies, car, derrière, à la partie antique de la nuque, on remarque déjà
'a transformation en pilier quadrangulaire.

En dehors de la figure Jacobsen, nous connaissons encore deux autres répliques de ce
type. La première fait partie du Musée Chiaramonti (1); la deuxième se trouve à Ince Blundell
Hall (2). Cette dernière, dont on n'a eu que récemment une reproduction suffisante, se
distingue des deux autres par l'attribut, les cornes de bélier; c'est ce qui permet d'affirmer avec
certitude qu'elle représente Ammon. Déjà, avant d'avoir eu connaissance de la réplique de Blundell,
J avais émis cette supposition que l'original qui sert de base à l'exemplaire du Vatican, malgré
1 absence des cornes et des oreilles de bélier, avait figuré un Ammon (3). J'y avais été amené
Par cet arrangement irrégulier de la barbe, qui caractérise spécialement Ammon, et aussi par sa
physionomie de bélier fortement marquée. La réplique Jacobsen, qui ne présente ni les cornes
et oreilles de bélier, ni cette disposition de la barbe, m'avait de nouveau fait douter de la justesse
ue cette interprétation. Par contre, l'exemplaire anglais confirme d'une manière irréfutable
1 exactitude de ma première dénomination. L'original de ces trois têtes était certainement un
Zeus Ammon (4).

La reproduction de Blundell est la plus fidèle, celle de Copenhague la plus affaiblie.
Pourquoi cette figure et celle du Vatican ont-elles omis les cornes et oreilles dé bélier et pour-
quoi la tête de Copenhague a-t-elle encore, en outre, modifié la disposition de la barbe (5), c'est
Ce que nous ne sommes pas en état de dire. Il est possible que la tête de Rome, comme celle
^e Copenhague, n'était plus destinée à représenter Ammon.

L'original de ces trois reproductions a été créé au milieu du cinquième siècle. Furtwângler (6)
considère, sans arguments probants, Phidias ou un sculpteur qui s'en rapproche de très près, comme
le créateur de cet original. L'exemplaire de Copenhague est d'une exécution assez grossière
et inexpressive.

Catalogue n° 1100 A. — La bibliographie est donnée dans ce qui précède.

(1) No 144, Helbig, Fùhrcr I, 72. Furtwângler, Meistenuerke, p. 96, fig. 10. Parties récentes: le bout du nez, l'oreille gauche
son entour, des fragments de l'hermès. Moulages à Dresde et à Munich.

(2) Michaelis, Ancient marbles in Great Britain, p. 364, n° 126. Furtwângler, Statuencopieen I, p. 563 ss., planche X, à gauche.
°nt modernes: le nez, les oreilles, les cornes (leurs attaches toutefois sont antiques), le cou et la poitrine.

(3) Einzelverkauf, texte du n° 398/399. Cf. Suppléments à la série III, p. 51.

(4) Cf. Furtwângler, Statuencopieen, p. 564, en haut.

(5) Le même cas se présente pour deux répliques d'un autre type d'Ammon de la même époque: Munich 81 et St. Péters-
urg 324- Einzelverkauf, 398/399; Furtwângler, Statuenapieen, p. 564, note.

(6) Meisterwerke p. 96.
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