Arndt, Paul   [Hrsg.]
La Glyptothèque Ny-Carlsberg: les monuments antiques (Texte) — München, 1912

Seite: 77
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PLANCHE 46.

B. Couronnement d'une stèle.

Provient de Chypre. Pierre calcaire d'un grain tendre et fin. Hauteur: 0,44™; largeur: 0,495 m;
épaisseur: 0,245 m- Derrière et sur les côtés la pierre a été légèrement lissée; elle l'a été avec plus de soin sur le
bord inférieur qui présente, en son milieu, un trou long de 0,056 "', large de 0,033 m et épais de 0,08 m, dont on
avait marqué la place à l'avance au moyen d'un réseau de lignes entrecroisées, à
peu près comme ci à droite (fig. 40). On a restauré avec du plâtre un détail de la
face antérieure de la palmette centrale.

Le fronton de la stèle (1), couronné de palmettes, s'élève sur
une double base. La plaque inférieure porte les traces d'un kyma
Peint, au-dessus duquel courait une ligne de méandres. Celle-ci se pro-
longeait également sur les deux faces latérales. Les méandres étaient
autrefois peints en bleu. Comme le fond n'était point coloré et que, par
là-même, il a eu plus à souffrir de la température et de la corrosion
souterraine, cette ligne fait presque l'effet aujourd'hui d'avoir été sculptée
en relief. Le fronton qui, eu égard à la largeur de la base, a plus de
hauteur qu'à l'ordinaire, y gagne une légèreté et une élégance, détonnant
quelque peu avec la lourdeur des folioles de palmettes qui surplombent.
Les formes arrondies de ces dernières contrastent également avec la courbe
souple des doubles bractées des hélices qui supportent les palmettes.
On ressent une impression analogue en présence de nombreuses œuvres
cypriotes, qui est due à la juxtaposition de formes récentes et de formes anciennes. Nous
savons, grâce à plusieurs stèles funéraires du 6e siècle avant J. Chr., découvertes par
J- Bohlau (2), en 1894, à Samos, où nous devons rechercher les premiers exemples d'un tel
mélange. Ces stèles ont été taillées dans la même pierre que l'exemplaire Jacobsen ; les palmettes
y sont également collées sur leur fond, elles présentent les mêmes feuilles, aux formes arrondies,
quoique d'un style un peu plus ancien encore, et pourtant, elles témoignent de la même finesse
et de la même élégance du dessin. — Le fond sur lequel s'enlèvent les palmettes imite, ainsi
qu on le voit par la découpure latérale, des tuiles faîtières (»xa\u7nrnp.eç, Deckziegel«). — Ce
couronnement de stèle appartient au 5e siècle.



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fig. 40

Catalogue n° 1046. — Je dois à l'obligeance de mon ami Th. Wiegand une série de remarques techniques
ainsi que l'indication des spécimens de Samos apparentés au nôtre.

(1) On retrouve aussi, il est vrai, des appliques semblables sur des autels (cf. les monnaies de Sélinonte, Brit. Mus. Catalogue
taiy p_ j^0 et 141); toutefois, on doit admettre que le spécimen Jacobsen appartenait à un relief funéraire ou votif pareequ'il n'était

destiné qu'à être vu de face.

(2) J. Bohlau, ans ionischen und itaiischen Nekropolen, 1898, pi. I, p. 152 et suiv.
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