Arndt, Paul   [Hrsg.]
La Glyptothèque Ny-Carlsberg: les monuments antiques (Texte) — München, 1912

Seite: 87
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du Musée de Dresde (fig. 46) (1) dont la cuisse droite toutefois ne présente pas de traces de
la main d'enfant (2). Par contre, l'exemplaire Jacobsen ne présente pas de tronc de palmier
près de la jambe gauche. Il ne s'agit donc pas ici d'une réplique, mais seulement d'un remploi
du même motif; d'ailleurs, les proportions des deux statues sont différentes. Les formes ne
sont pas non plus tout-à-fait identiques dans les détails — ce qu'on pourrait, il est vrai, attribuer
à l'inhabileté d'un froid copiste. Celles de la statue de Copenhague sont plus molles et plus élé-
gantes, comme on le voit aux hanches et à la ligne médiane du corps fortement arquée. — Il
est actuellement impossible de dénommer le personnage que l'exemplaire de Dresde représentait.

Ce même motif réapparaît dans une statue sans tête, que G. Treu a eu l'obligeance de
me faire connaître. Elle était encore, il n'y a pas longtemps, dans le commerce à Paris et est
entrée récemment au musée du Louvre (3). On croit qu'elle provient de Rhodes. Nous la
reproduisons ci-joint avec l'aimable permission de M. Héron de Villefosse (fig. 47), d'après
un moulage en plâtre du musée de Dresde (4). On n'y remarque également aucune trace d'une
main d'enfant; la partie de la cuisse droite, dont il s'agit, n'ayant pas eu à souffrir du grattage,
s'est très bien conservée. On ne peut parler ici de réplique, encore moins qu'à propos de
la statue mentionnée précédemment. Non seulement les dimensions sont plus petites, mais aussi
le mouvement de la partie supérieure du corps est un peu différent; la chlamyde est disposée
autrement sur la poitrine. Néanmoins, il reste évident que ces deux types sont connexes; l'un
n'a pas été créé sans la connaissance de l'autre, et de plus, tous deux restent inséparables de
la troisième variante, celle de Dresde. Sous ces trois copies différentes doit se cacher un original
célèbre; c'est ce que nous pouvons affirmer tout d'abord avec certitude.

A quelle époque et à quelle école peut appartenir cet original? Franz Studniczka a
émis à ce sujet, il y a déjà longtemps, une observation intéressante, qui élucide cette question.
Je la reproduis ici avec sa permission. Sur les reliefs célèbres qui représentent l'union de Paris et
d'Hélène sous les auspices d'Aphrodite et d'Eros (voir ci-joint, fig. 48, la reproduction de la réplique
de Naples) (5), la figure de Paris correspond, dans ses traits essentiels, mais en sens inverse, au
type dont il s'agit ici. Bien que l'exemplaire Jacobsen n'ait ni épée, ni hautes bottes, la
ressemblance entre les deux figures est si frappante qu'elles doivent être nécessairement
apparentées. Ajoutez encore à cela la
main d'enfant de notre figure qui prouve
qu'elle formait un groupe avec une autre,
comme le Paris du relief. On ne peut
pas toutefois affirmer avec certitude que
le spécimen Jacobsen représente égale-
ment Paris. Cependant il est peu pro-

(1) Hauteur: i m, 75. Le marbre paraît être du
pentélique. Provient de la collection Chigi. Hettner, p. 118,
n° 256. Lipsius p. 355, n° I. Becker, Aiigusteum II,
Pi- 44. P- 18. Le Plat, pi. 5. Clarac 951, 2445. Les parties
restaurées ont été enlevées récemment; on les voit encore
sur la photographie de Hermann Krone n° (49) 681. —
Je dois ces renseignements à l'obligeance de G. Treu qui
m'a également fourni le modèle de la figure 46.

(2) Je tiens de P. Herrmann que cette partie de
exemplaire de Dresde est parfaitement intacte et couverte

<le tartre, de sorte que rien n'en a pu être détaché.

(3) Archaeologisches Jahrbuch iSçç, Anzeiger p. 147,
no 1.

(4) Hauteur: im,2i. Toute la face antérieure de
la statue a été nettoyée au moyen d'une râpe. Marbre grec

de



gros grain.

(S) D'après Brunn-Bruckmann, pi. 439.

fig. 48

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