Arndt, Paul   [Hrsg.]
La Glyptothèque Ny-Carlsberg: les monuments antiques (Texte) — München, 1912

Seite: 90
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PLANCHES 56—58.

Statue d'Héra (?).

Hauteur: 2m, 13 sans la plinthe (qui est moderne). La statue a été très fortement restaurée. Les
deux pieds, avec les parties adhérentes du chiton, sont modernes. Presque toute la face antérieure de la
statue, à partir du milieu du corps jusqu'en bas, est en plâtre, du moins à la surface, tandis qu'en
dessous le marbre apparaît à plusieurs endroits, dans la profondeur des plis. On retrouve l'épiderme
du marbre seulement au genou droit, en certaines parties du vêtement qui recouvrent la cuisse droite,
et à la moitié supérieure de la cuisse gauche. Les plis de l'himation sur le ventre sont entièrement en
plâtre, ainsi que ceux qui retombent sous le bras gauche et ceux qui sont pressés contre le flanc gauche.
A partir de ces plis qui contournent le ventre, jusqu' à 10 cm environ au-dessus du nombril, le chiton est
de marbre antique; le reste est en plâtre. Le sein droit est antique; la partie du vêtement au-dessus
du sein droit, à l'exception d'un fragment sur l'épaule droite, est en plâtre. Toute la partie nue de la
poitrine, ainsi que l'épaule gauche, sont de marbre antique et n'ont jamais été séparées de la tête. Par
contre, le sein gauche, recouvert, est bien en marbre, mais d'une autre teinte que les parties réellement antiques.
Il est évident qu'il a été antérieurement restauré. Le bras gauche et le vêtement qui en recouvre la partie
supérieure, sont modernes, de même que le bras droit, levé, et la partie de la draperie qui tombe en-dessous,
le long du flanc droit jusqu'à la région des hanches. Toute la partie nue de la poitrine avec la tête ont été
taillées dans un bloc de marbre séparé, distinct du marbre du torse; le joint est visible à l'épaule droite.
L'exposition actuelle de la statue ne nous permet plus de constater si la partie de la nuque qui se rattache
à la tête, s'adapte quelque part au torse. Mais que la tête appartienne bien au torse, c'est ce qui ne peut,
rien que pour des raisons de style, faire l'objet du moindre doute. Par derrière, la statue, qui est seulement
ébauchée, est en marbre depuis le bas jusqu'à la hauteur de la poitrine à peu près; le dessus en est enduit
de plâtre en plusieurs endroits, pour autant qu'on peut le reconnaître actuellement. La tête n'a été, pour
ainsi dire, presque pas nettoyée; elle est d'ailleurs fort bien conservée. Sont modernes seulement la
partie inférieure du nez, la lèvre supérieure, la face supérieure de la paupière droite et des parcelles du bord
extérieur des oreilles. On a légèrement gravé dans les yeux, pour marquer l'iris, trois quarts de cercle.

La statue a été découverte au même endroit que l'Anacréon reproduit pi. 26—28 et décrit pp. 39—45 (1).
Elle se trouvait jadis dans la villa Borghèse à Rome d'où elle parvint à Copenhague, il y a plusieurs années.

Cette statue a été fortement restaurée, comme nous l'avons dit plus haut, et par suite
nous ne pouvons, quant au style, étudier que les parties du chiton qui environnent le nombril
et la partie nue de la poitrine, avec la tête. Ces dernières, qui sont antiques et n'ont subi

(1) On trouvera là également les détails sur l'époque, le lieu et les circonstances de cette découverte. Les Muses de la galerie
Borghèse (mentionnées dans ce passage, rem. i) sont bien identiques à celles de la collection Jacobsen, à ce que j'ai appris depuis.

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