Arndt, Paul   [Hrsg.]
La Glyptothèque Ny-Carlsberg: les monuments antiques (Texte) — München, 1912

Seite: 94
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fig. 5'

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je ne vois pas la moindre trace d'une preuve plausible. La ressemblance dans le traitement
du vêtement entre la Génétrix et l'Héra Borghèse (j'ai montré plus haut combien minimes en
étaient les parties dont une étude comparative pouvait tirer parti) n'est pas non plus si grande
qu'on doive absolument attribuer ces deux œuvres à un seul et même sculpteur. Malheureuse-
ment, nous nous butons encore ici à un de ces non liquet que j'ai dû émettre à plus d'une
reprise dans le cours de ce travail. C'est peut être de ma part un excès de prudence, mais
j'ai été amené à prendre cette attitude par réaction contre la tendance opposée. Nous devons
ainsi, je pense, nous borner à dater ce type en le plaçant entre les années 440—430 environ,
ainsi qu'à y constater certaines réminiscences du style ancien de la Génétrix. Les recherches
futures, faites à l'aide de matériaux plus considérables, réussiront sans aucun doute à préciser
davantage.

Amelung (1) a eu raison de signaler à notre attention, comme étant apparentée de près
à l'Héra Borghèse, une statue du Palazzo Colonna. Toutefois elle ne nous fournit pas davan-
tage les indications nécessaires pour découvrir le nom de l'auteur. Le fin chiton qui recouvre
le haut du corps, de même que l'arrangement des cheveux, retenus également par l'opisthosphen-
doné, présentent des analogies convaincantes. Mais nous avons une véritable réplique de la
tête de l'Héra Borghèse dans la tête du Ma^azzino archeolomco comunale sur le Caelius à Rome
(Orto botanico) (2). J'en ai eu seulement connaissance au moment où j'écrivais ces lignes, grâce
à l'amabilité de M. L. Curtius, étudiant à Munich, qui a pris les photographies dont nous
nous sommes servi pour nos autotypies. Il n'est guère possible de mettre en doute que nous
ayons réellement affaire à une réplique qui, il est vrai, vu son exécution et l'état dans lequel
nous l'avons conservée, offre peu d'importance.

La statue Jacobsen était destinée à être exposée assez haut, à en juger d'après les
proportions courtes des jambes et de la partie inférieure du visage (3). Le traitement des
cheveux de la statue Borghèse me porte à croire que l'original était en bronze.

(1) tEinzelvcrkaufn., n° 1132/33. La lête de cette statue est apparentée de près à une tête dont j'ai vu une photographie, et qui
fait partie d'une collection privée romaine.

(2) Helbig, Fiihrer* I, 740; dans cet ouvrage fig. 51 et 52.

(3) Il en est de même de l'exemplaire du Braccio Nuovo, mentionné plus haut. Cf. Overbeck, /. c. p. 116.

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