Arndt, Paul   [Hrsg.]
La Glyptothèque Ny-Carlsberg: les monuments antiques (Texte) — München, 1912

Seite: 96
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PLANCHES 59 et 60.

Hermès d'Apollon (?).

Acquis à Florence. On prétend qu'il appartenait autrefois à la famille romaine des Borghèse. La
moitié inférieure du nez est restaurée. Aux deux côtés on remarque des trous destinés à recevoir des
tenons en métal pour fixer les «bras». La moitié inférieure du côté gauche présente, en outre, une cavité
arrondie, profonde d'environ o m, 04, dont le rôle n'apparaît pas bien clairement. La hauteur de Thermes
est de o m, 51.

Je connais deux autres répliques de ce même type (1), mais je suis convaincu qu'en
cherchant bien dans les musées, on en découvrirait encore. Toutefois l'étude comparative de ces
trois reproductions fournit déjà nombre de détails très instructifs, qui nous serviront à recon-
stituer l'original dont dérivent ces copies. Les hermès du Capitole (2) et du Latran (3) sont
apparentés d'assez près par la vigueur et la gravité de l'expression. Cependant le travail de
l'exemplaire du Latran est de beaucoup inférieur et tout ordinaire. La chevelure n'y est indiquée
que dans ses grandes masses, sans beaucoup de détails. Les boucles qui tombent sur les
épaules et qui, du moins dans l'exemplaire du Capitole, sont antiques à leur attache supérieure,
y sont traitées beaucoup plus superficiellement et, pour ainsi dire, réduites à une esquisse. Entre
les trois, c'est la figure Jacobsen qui présente l'exécution la plus nette et la plus soignée, et
c'est pourquoi elle nous fait tout d'abord l'effet d'être la meilleure réplique, c'est-à-dire la
plus fidèle. Cependant cette impression ne résiste pas à un examen approfondi. L'ovale de
la figure s'y est allongé et rétréci, la bouche et les yeux ont été »stylisés« avec des intentions
sentimentales et ont pris un caractère plus tendre et plus efféminé, et si la chevelure y est
plus détaillée que sur les autres figures, l'exécution en est toutefois moins hardie, moins sûre
et plus tourmentée. Malgré ces différences, nous avons bien affaire à une reproduction et non
à un remaniement du type primitif, comme le prouvent l'arrangement tout à fait semblable,
dans les traits essentiels, des ondes de la chevelure sur le front, le cercle qui, dans les trois
figures également, émerge de la chevelure à l'occiput, enfin les proportions identiques des trois
têtes. L'hermès du Capitole paraît bien être la réplique la plus fidèle de l'original.

La tête du Latran porte, dans Benndorf-Schône (4), le nom d'Ariadne parce que, selon ces
auteurs, elle constitue; à en juger par le marbre et les dimensions, le pendant d'une tête barbue de
Dionysos, qui figure au même musée sous le n° 374. Il y a longtemps, il est vrai, que je n'ai
plus eu sous les yeux les originaux en question; mais l'étude de la photographie que je possède (5),
me porte à croire que cette opinion est contestable. La tête barbue paraît être travaillée avec
beaucoup plus de finesse et de soin; en outre, son style est plus ancien que celui de son

(1) Cf. Einzelverkauf, n° 422/23.

(2) Einzelverkauf, n° 422/23.

(3) Benndorf-Schône 378; photographie Brogi 8367.
(A) t. c.

(5) Brogi, 8367.
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