Arndt, Paul   [Hrsg.]
La Glyptothèque Ny-Carlsberg: les monuments antiques (Texte) — München, 1912

Seite: 97
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prétendu pendant et la rapproche davantage des créations de Phidias. Mais, même en admettant
(pie ces deux œuvres soient réellement des pendants, le nom d'Ariadne n'en est pas moins tout
a fait arbitraire. Nous trouvons-nous d'ailleurs en présence d'une femme? En prenant, comme
point de comparaison, des têtes telles que celle de la «Muse Barberini» à Munich (i), ou
le n° 303 de la sala de'busti du Vatican (2), nous sommes, à mon avis, plutôt en droit de pro-
poser le nom d'Apollon. En réalité, on ne pourra trancher définitivement cette difficulté qu'après
avoir découvert le type statuaire auquel appartiennent ces têtes — à moins que leur original n'ait
été également un hermès. C'est là une nouvelle question que je dois aussi laisser sans solution.
L'étude du style nous montre, comme je l'ai déjà fait remarquer auparavant, que la date de
la création de l'original doit être placée plutôt vers la fin du Ve siècle qu'à l'époque de Phidias.
La tête de l'Eiréné de Céphisodote (3), avec son front s'élevant en pointe au milieu et sa cheve-
lure bouffante au-dessus du front, offre de grandes analogies avec ces hermès, particulièrement
avec l'exemplaire Jacobsen, qui présente déjà en lui-même un caractère quelque peu amolli.

Catalogue (1898) n° 138. Einzelverkauf, n° 422/423. On imprimait ces lignes lorsque j'ai eu connais-
sance d'une quatrième réplique du type en question, grâce à une photographie de l'Institut archéologique
allemand à Rome: Vatican, Museo Chiaramonti 502 (Helbig, Fùlirer'2, n° 100).

(1) Einzelverkauf, no 836/37.

(2) Helbig * I, 243.

(3) Einzelverkauf, no 842/43.

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