Arndt, Paul   [Hrsg.]
La Glyptothèque Ny-Carlsberg: les monuments antiques (Texte) — München, 1912

Seite: 103
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PLANCHE 65.

Statuette de femme.

Hauteur: o m, 48. Marbre grec, de grain fin, renfermant beaucoup de cristaux. Découverte en
Crète. Elle provient de la collection de l'amiral Spratt (elle n'est pas mentionnée dans Michaelis, Ancient
marbles p. 662, Tunbridge Wells). Pas de restaurations.

Cette figure, une des perles de la collection Jacobsen, est un original grec ravissant et
dont l'invention date des dernières années du Ve siècle. Le traitement délicat et la courbe
gracieuse des plis, dont les sillons sont fouillés avec la plus grande habileté, révèlent une étroite
parenté avec les sculptures de la balustrade du temple d'Athéna Nikè. Mais tandis que le style de
ces dernières, dont la délicatesse excessive frise le maniéré, sort parfois de la réalité, la statuette
ue Copenhague, elle, est libre de toute exagération.
Elle est une des plus pures créations de ce mouvement
artistique qui, une génération après Phidias, se mit en
opposition voulue avec les œuvres sévères de ce maître,
et introduisit, sous l'influence de modèles provenant de
1 école ionienne, un élément plus pittoresque dans la
plastique attique.

Quel était le personnage représenté? Comment la
statuette doit-elle être restaurée?

La perspicacité de M. Cari Jacobsen a découvert
dans la glyptothèque de Munich une reproduction de
cette figure (1). Brunn considère la restauration de la
partie inférieure, dans la statuette de Munich, comme
erronée, et pense que le personnage était représenté
dansant, le pied gauche placé devant le pied droit; la
tête non plus n'aurait pas dû être droite, mais tournée
de côté vers une compagne; la partie du vêtement tom-
bant de l'avant-bras gauche aurait dû être plus agitée.
L exemplaire de Copenhague prouve que cette dernière
supposition n'est pas fondée, et que cette autre, à savoir
que le pied gauche aurait été placé en avant du pied droit,
est tout aussi inexacte (ce que M. Jacobsen m'a également
tait observer). Il est impossible que, dans la statuette de
Munich, le pied gauche ait jamais été placé devant le
P'ed droit. L'artiste restaurateur, à mon avis, est plutôt

(1) Brunn5 n° 227: >Hauteur om, 70. Sont restaurées: la tête, la partie
neure de la statue à partir des genoux, la main droite enveloppée dans le
ement, la main gauche avec les plis qui descendent sous cette main.< Clarac
498 li, 98o A. Ici, fig. 54. fiS- 54
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