Arndt, Paul   [Hrsg.]
La Glyptothèque Ny-Carlsberg: les monuments antiques (Texte) — München, 1912

Seite: 111
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PLANCHE 70.

A.

Tête de femme.

D'après les indications du catalogue, cette tête proviendrait de Tarente; d'après d'autres renseignements
qui me paraissent plus fondés, elle proviendrait de Tivoli. Achetée à Rome. Hauteur om, 24 environ. Marbre
Wanc, de gros grain. Suivant le catalogue, elle aurait été détachée d'un relief. Actuellement elle est clouée
sur un fond de bois de telle sorte qu'il est impossible de vérifier l'exactitude de cette supposition. Sont modernes :
le nez, les lèvres, le menton, quelques fragments de la joue droite. L'oreille est percée d'un trou pour le
pendant d'oreilles. Le bandeau qui entoure les cheveux porte à sa partie supérieure, non pas précisé-
ment au-dessus de la ligne médiane de la chevelure, mais un peu sur le côté, vers l'oreille droite, un large
trou d'une profondeur de om, 03 environ pénétrant obliquement dans le crâne. Je ne vois pas bien à quoi
'1 a pu servir. Il est trop grand pour qu'on puisse croire qu'il ait été destiné à fixer un ornement en bronze.

Si j'ai rangé ici la figure en question, c'est uniquement pour faciliter la disposition des photo-
typies. En réalité, elle appartient à une époque antérieure à celle des monuments présentés dans
les planches précédentes. Le traitement sévère des yeux et de la chevelure indique comme date
le troisième quart du Ve siècle. L'agencement des cheveux sur la nuque convient également à
cette époque : les cheveux y sont ramassés et ramenés vers le haut par dessus les boucles latérales,
pour disparaître ensuite sous le bandeau. Cette coiffure est, entre autres, celle de la belle tête
de la Villa Albani n° 63, que Furtwàngler (1) attribue avec raison à l'époque de Phidias, et aussi
de la tête de Madrid (collection du duc d'Albe), qui est apparentée aux sculptures d'Olympie (2).

A en juger par les plis du cou, cette figure représente la tête d'une femme d'un certain
aSe- H est absolument impossible de lui donner un nom, surtout tant qu'on ne saura pas si

elle provient réellement d'un relief: en ce cas, ce ne pourrait être que d'un relief funéraire.

T '

*- exécution est correcte, mais dure et déplaisante ; la restauration malheureuse du nez, qu'on a

Ia't trop pointu, accentue encore en un sens désagréable l'impression d'ensemble.
Catalogue (1898) n° 82.

(1) ATeisto-itierke p. 90.

(2) Friederichs-Wolters n° 214. Joura. 0/ Ml. stud. 1884, pi. 45.
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