Arndt, Paul   [Hrsg.]
La Glyptothèque Ny-Carlsberg: les monuments antiques (Texte) — München, 1912

Seite: 115
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fig. 60

PLANCHE 73.

Relief représentant des travaux d'Hercule.

Ce relief appartenait autrefois aux Giustiniani. Hauteur: om, 76; longueur: 1 "', 17; épaisseur en
haut: om, 18. La partie postérieure est lisse. Le bord inférieur est cassé. Le côté droit et le côté gauche
sont intacts; mais le bord en est rugueux, comme dans les surfaces qui doivent se raccorder à une autre.
■Le marbre de la surface supérieure (voir fig. 60) est assez lisse, seulement un peu piqueté; on y trouve, en
arrière, six trous de scellement quadrangulaires, de om, 02 à om, 04 de profondeur, distants l'un de l'autre de
°m. 08 à om, 10. Tout près du dernier, à droite, on remarque une cavité quadrangulaire, large de om, 12,
longue de om, 06 vers l'arrière, profonde de om, 02 à om, 04: c'est évidemment un trou pour un crampon
Plus fort.

Ce relief ne provient certainement pas d'un sarcophage (1), comme on pourrait le croire
a première vue. Les trous à crampons, que nous avons signalés sur la partie supérieure et qui
•ont absolument l'impression d'être antiques, prouvent que le relief était fixé par derrière sur un
tond de même hauteur. Comme il résulte de l'aspect des bords de la plaque aussi bien que du
sujet représenté, d'autres plaques devaient s'adapter à droite et à gauche. C'est pourquoi je suis
porté à croire que nous avons affaire aux reliefs d'un piédestal de statue. Le bord supérieur en
saillie, qu'on retrouve à peu près semblable sur les reliefs praxitéliens de Mantinée et ailleurs,
ne peut que confirmer cette supposition. Nos reliefs étaient donc placés devant un solide massif
en briques, en pierres ou en béton, auquel ils étaient scellés par leur partie supérieure. Venait
ensuite la plaque de recouvrement, qui était fixée par des tenons de métal verticaux. C'est à
un de ces tenons, évidemment, qu'était destinée la grande cavité rectangulaire que nous avons
Mentionnée plus haut, sur le bord supérieur du relief, à droite. Sur cette plaque se dressait
a statue, avec une plinthe emboitée, si cette statue était en marbre, et sans autre support, si
elle était en bronze.

Vu que, sur ce piédestal, on avait manifestement figuré les douze travaux d'Hercule, on est
er>te d admettre que chacune des quatre faces était ornée d'une plaque représentant trois exploits.

On s'attendrait alors, il est vrai, à ce

que la plaque conservée eût été taillée

en biais, c'est-à-dire qu'elle se terminât

par derrière, non en angle droit, mais

en angle aigu (fig. 61). Autrement les

plaques ne se seraient pas adaptées

exactement aux quatre coins; il y aurait

eu des vides.(fig. 62). Toutefois il est

bien possible que ces vides aient été

remplis par des pilastres non sculptés, fig. 62









§§§









(1) Co:

mme, par exemple, de l'exemplaire de Thespies, Bull, de corr. hell. 1894, pi. XVIII.

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