Arndt, Paul   [Hrsg.]
La Glyptothèque Ny-Carlsberg: les monuments antiques (Texte) — München, 1912

Seite: 116
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seulement profilés en haut et en bas. On peut encore supposer
que la plaque conservée appartenait à une face latérale et que les
profils des plaques antérieure et postérieure dépassaient les plaques
latérales (fig. 63), comme cela semble avoir été le cas pour la base
praxitélienne de Mantinée (cf. Amelung, die Basis des Praxiteles,
p. 9 ss.). On pourrait aussi admettre que les quatre reliefs n'ornaient
que la face antérieure du piédestal. Cette dernière aurait alors
mesuré (sans compter les deux profils qui devaient encadrer le tout)
4 X itn, 17 = 4™, 68 de large, et, partant, aurait appartenu à une
statue colossale ou à un groupe assez considérable. Peut-être les
autres plaques se trouvent-elles conservées quelque part dans nos musées, de sorte qu'on pour-
rait un jour reconstruire plus exactement le monument en question. — Le relief doit avoir été
fixé sur le socle à une certaine hauteur; car, si les oiseaux de Stymphale, qui figurent sous le
rebord saillant du haut, s'étaient trouvés plus bas que l'œil du spectateur, on les aurait à peine
reconnus et on aurait difficilement compris la scène représentée. Peut-être la moitié inférieure
du massif du piédestal était-elle nue, et la moitié supérieure, seule, ornée de reliefs (fig. 64).

11 n'est pas facile de déterminer l'époque à laquelle remonte notre relief. Lorsque j'ai
fixé l'ordre chronologique des planches de cet ouvrage, je l'ai rangé parmi les monuments du
commencement du IVe siècle; mais aujourd'hui je ne suis plus aussi certain d'être dans le vrai
en lui assignant cette place. Le style est celui de l'art libre. On serait peut-être tenté de
reconnaître dans les petites boucles roulées de la chevelure, sur les deux têtes conservées, une
dernière trace de l'ancien style sévère; mais, sûrement, ce n'est là qu'un effet de la rudesse du
travail et d'une certaine "stylisation" tectonique, bien naturelle sur un relief qui faisait partie
d'une œuvre architecturale. — Le fait que ce marbre a appartenu aux
Giustiniani, dont la galerie comprenait beaucoup d'œuvres enlevées de
Grèce, et aussi son caractère de relief de piédestal permettent de croire
que c'est un original grec, et non une copie romaine ou une œuvre d'in-
vention romaine. L'exécution en est facile, habile, quelque peu rude,
sans être grossière.

On trouve sans peine la signification des scènes représentées.
A gauche, Hercule tue les oiseaux du lac Stymphale ; au centre, il assomme
la biche Kérynitienne; à droite, il nettoie les écuries d'Augias. Dans
cette dernière scène, le héros est représenté au moment où il ouvre une
brèche dans les murs de fondation de l'écurie pour y faire pénétrer le
fleuve Alphée. Sur le sol est la corbeille dans laquelle il emportera
le fumier. Il est étonnant qu'on ne retrouve là, non plus que dans la
scène des oiseaux de Stymphale, aucune trace de la jambe droite d'Hercule
sur le champ de la plaque. Manifestement, les jambes étaient détachées
du fond et les pieds seuls y adhéraient. — Le catalogue de M. Jacobsen compare avec raison
cette scène, où Hercule nettoie les écuries d'Augias, avec la reproduction qui en existe sur le
relief du Gabinetto délie maschere, au Vatican, n° 431 [Museo Pio Clementino IV, 40; Beschreibung
der Stadt Rom II, p. 207).



fig. 64

Catalogue (1898) n° 238.
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