Arndt, Paul   [Hrsg.]
La Glyptothèque Ny-Carlsberg: les monuments antiques (Texte) — München, 1912

Seite: 125
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/arndt1912text/0133
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
PLANCHE 82.

Trois reliefs funéraires attiques.

A. à gauche:

Athènes. Marbre pentélique. Hauteur, om84; largeur en bas, o m 37 ; épaisseur, o m 06 environ.

Les vases en marbre, ornes de figures en relief, qui étaient exécutés d'ordinaire en ronde
oosse et destinés à être plantés sur une tombe à la façon d'une colonne, se présentent, dans un
petit groupe de monuments funéraires attiques, comme projetés sur un fond, d'où ils ressortent
simplement en relief"(1). Bien que ce groupe compte au moins une œuvre de très haute valeur,
'a stèle funéraire de Panaitios (2), il faut avouer qu'il y a déjà dans ce « relief sur relief » un
certain manque de délicatesse et de bon goût.

Le vase, sur lequel se détache le relief, est ici une longue amphore à deux anses, du
genre dit « loutrophoros ». Les anses, comme la palmette de la stèle, étaient certainement
autrefois ornées de couleurs. Le relief représente un jeune homme debout, vêtu d'une tunique
courte, portant le bouclier au bras gauche; il donne la main droite à un homme barbu, vêtu
^ un himation, qui est assis en face de lui. L'exécution est sommaire, mais sûre; elle date du
IVne siècle.

Catalogue (1898), n° 89.

B. au milieu :

Hauteur, o m 40. Marbre pentélique. La partie inférieure est brisée. Le marbre est resté brut, par
en"iere ; sur les côtés et en haut, il est seulement dégrossi. Était la propriété de la famille Atkinson, et pro-
enait probablement de l'héritage de lord Elgin; a été ensuite en la possession du sculpteur T. Woolner, à
Londres.

Une femme entièrement drapée, debout et tournée vers la droite (par rapport au specta-

eur), tient avec ses deux mains un objet qu'on ne peut pas déterminer avec certitude, mais dont

a forme originairement devait être précisée par la couleur. 11 est très probable que c'est un

dseau, dont la tête était tenue par les doigts de la main droite. Pour la coiffure de la femme

pareillement, on ne peut plus distinguer aujourd'hui s'il y avait simplement des bandelettes dans

es cheveux ou une sorte de bonnet.

Le travail du relief est très soigné et d'une facture encore sévère ; il date du Vme siècle.
n remarquera aussi que le haut de la stèle, arrondi en croissant (3), aurait présenté, à une
epoque postérieure, des contours plus élancés; il est probable que cette partie, originairement,
etait revêtue de couleurs.

Catalogue (1898), n° 64. — Conze, t. II, 11° 822, p. 176. Joum. of hell. stud., 1885, p. 42, n° 1
cnaelis). Un moulage de la figure seule existe au British Muséum.

K (1) Cf., par exemple, Conze, Dis attischen Grabrdiefs, pi. XCIV et CX ; Berlin, 762; Kavvailias, 791 — Friederichs-Wolters, 1093;

Radias, 883, 885, 887, 889, 896 etc.; Le Bas - Reinach, pi. 78, à gauche.

(2) Kavvadias, 884; Conze, II, pi. CCXVI, n» 1062.

(3) Cf., par exemple, Conze, pi. XXII, I.
loading ...