Arndt, Paul   [Hrsg.]
La Glyptothèque Ny-Carlsberg: les monuments antiques (Texte) — München, 1912

Seite: 131
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PLANCHE 87.

Bas-relief votif consacré à Artémis Eupraxia.

Provenance : la Sicile. Trouvé près du rivage entre Patti et l'ancienne Tyndaris. Restaurations : la majeure
Partie du visage d'Artémis, un morceau vers le milieu de la cuisse droite, la main droite avec une partie de la
°rche ; la partie antérieure de la tête de Protos. Trous sur les deux bords latéraux, en haut et en bas, pour fixer
Ie bas-relief au moyen de chevilles métalliques ; cinquième trou au milieu du champ, dans le haut. Marbre bleuâtre
a grain fin; selon Brunn, « marmo siculo bianco». Hauteur, o,m39; largeur h la base, o,m39. — Brunn, Annali
a-J-, 1849, P- 264 sqq., tav. d'agg. H; Roscher, Myth. Lex.,1, 574 (Schreiber); Pauly-Wissowa, I, 1385, s. v.
Artémis; VI, 1237, s.v. Eupraxia; l'inscription dans CI. G, add., 5613"; Kaibel, Inscr. Gr. It. et Sic, 375.

La déesse, figure svelte et juvénile, vêtue seulement du chiton court et collant qui laisse
a nu le sein droit (la ceinture en était indiquée en couleur), porte une corbeille sur la main gauche,
tandis que la droite tient une torche avec quoi elle allume le feu sur un autel circulaire placé
devant elle. Trois adorants s'approchent, venant de droite: un homme barbu, en manteau, qui pose
la main droite sur l'autel; derrière lui, une femme portant chiton et himation, la tête enveloppée
du voile, la main droite levée pour la prière; enfin une jeune fille, plus petite, avec le même costume,
sans le voile. L'inscription nous livre le nom de la déesse et ceux des donateurs: ripô-roç xai
MevÎTOrr, 'Apréuioi EimpaÇi'cj.

Artémis Eupraxia ne nous est connue que par ce bas-relief. D'après le sens du mot,

eue est la déesse du bonheur et du bien-être. La corbeille qu'elle porte nous indique à qui la

déesse doit accorder le bonheur: nous savons, en effet (1), que les jeunes filles sur le point de

Se varier consacraient une corbeille à Artémis, afin que la déesse virginale leur pardonnât l'abandon

e leur virginité. Nous devons donc voir dans ce bas-relief l'ex-voto de deux époux à l'occasion

u mariage de leur fille, qui y est elle-même représentée avec ses parents: ainsi Artémis protège

c est un nouvel exemple qui s'ajoute à beaucoup d'autres (2) — les jeunes vierges là même

°ù elles cessent de l'être.

A en juger par la forme de l'A avec haste brisée, forme qui n'apparaît pas avant la fin du

siècle avant J.-C. et ne devient courante que dans la première moitié du IIe siècle (3), ce

as-relief date de l'époque hellénistique avancée. La forme de l'autel, ainsi que les proportions

res élancées d'Artémis, confirmeraient également cette date. Il est surprenant de rencontrer à

te époque tardive un relief votif dont la composition garde encore toute la simplicité du IVe siècle.

revanche, son exécution laisse à désirer, comme aussi son état de conservation.

Catalogue (1907), n° 232.

(1) Scholies de Théocrite II, 66: eicôftaoi yàp x\ 'Aptéuioi xavî)<popeîv al fiéXXouaat yau.eîaSJ'ai inx àcpomcôcei xffi Jtap9-evi'ai;, ïva
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0T1 OlEXOp^TC.

(2) Preller-Robert, Griech. Mythologie, I, p. 319, note 2.
(.3) Larfeld, Handbuch der griechischen Epigraphik, I, 407.

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