Arndt, Paul   [Hrsg.]
La Glyptothèque Ny-Carlsberg: les monuments antiques (Texte) — München, 1912

Seite: 132
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PLANCHE 88.

En-tête de décret attique.

Trouvé au Pirée. Hauteur de l'en-tête, o,m34; largeur à la base, o,m 46; hauteur totale du monument dans
sa partie antique, o,m 83 ; épaisseur de la partie portant l'inscription, o,m 10—o,m 105. Les faces latérales de la plaque
portant l'inscription présentent une bande unie, le long de l'arête de la face antérieure, le reste étant ripé (« àva-
Oûpcooii;»). Traces de couleur rouge brun sur les chaussures de Bendis, ainsi que sur la corniche et la cymaise
au dessus du relief. — Cf. Hartwig, Bendis (1897), P^ I> P- 4 scm-'i Trendelenburg, Bendis (1898),,p. 9 sqq., avec
pi; C. I. A., IV, 2, 573 b; Oesterr. Jahresliefte, 1902, p. 133 sqq. (Wilhelm); Mélanges Perrot, p. 95 sqq. (Foucart);
Rev. arch., 1903, II, p. 381 sqq., pi. XVI (Cumont); Pauly-Wissowa, s. v. Bendis (Knaack).

La déesse qui se trouve à l'extrémité droite tient une
coupe dans sa main droite abaissée, tandis que de la gauche
elle s'appuie haut sur une lance. Elle est vêtue d'un chiton
court avec kolpos descendant bas et manches demi-longues,
et par dessus elle porte une peau de bête qui descend de
l'épaule droite. Cette peau est retenue par une ceinture sous
laquelle est passée, sur le côté, la tête de l'animal. La
déesse a aux pieds de hautes chaussures avec revers en
peau; sa tête est couverte d'un bonnet phrygien. Un manteau
retombe sur le bras gauche levé. — A côté de la déesse se
tient un homme barbu ayant le type d'Asclépios. Dans la
gauche du bas-relief s'approchent deux adorants barbus, plus
petits, qui semblent avoir tous les deux tenu un objet dans
la main droite, peut-être un flambeau comme dans le relief
de Londres (cf. fig. 2). L'espace vide au-dessus des adorants
est occupé par une grotte, seulement indiquée, dans laquelle
apparaissent les figures à mi-corps d'Hermès (avec pétasos,
exomis et grande corne d'abondance), des trois Nymphes et
Fig. 7o de Pan dont le visage et la syrinx sont seuls visibles.

L'explication du bas-relief ressort en partie de l'inscription.

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C'est un décret conférant des couronnes d'or (figurées à la partie inférieure de la stèle,
au-dessous de l'inscription) aux deux administrateurs d'un sanctuaire (les deux hommes repré-
sentés sur le bas-relief), en considération des services rendus à «la déesse» et aux orgéons de
cette déesse (membres d'une société pour la célébration en commun des sacrifices). Bien que la
déesse ne soit pas nommée, il est indubitable, à cause de son costume qui est celui d'Artémis



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