Arndt, Paul   [Hrsg.]
La Glyptothèque Ny-Carlsberg: les monuments antiques (Texte) — München, 1912

Seite: 140
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PLANCHE 96.

Groupe d'Asclépios et Hygieia.

Acquis à Rome; trouvé, dit-on, dans le pays de Naples. Hauteur, o^gj. La tranche latérale gauche de
a plinthe (par rapport au spectateur) est lisse, mais il est impossible que c'ait été la face antérieure. On y
trouve des traces de couleur rouge brun, de même que sur la face supérieure de la plinthe, entre le pied gauche
d'Asclépios et le serpent. Ce dernier était peint d'un rouge plus clair (dont il y a des restes au bout de la queue).
Il devait se prolonger jusqu'à l'épaule gauche d'Asclépios, où une cheville métallique, insérée dans le vêtement,
servait à assujettir la tête. La partie supérieure du corps du serpent et le pouce de la main gauche d'Asclépios
étaient également fixés au moyen de chevilles de métal. Quant à une dernière cheville, qu'on trouve sur la cuisse
droite d'Asclépios, elle devait assujettir un attribut dans la main droite d'Hygieia.

Le dieu, assis, est représenté, contrairement à l'usage, en jeune
homme. Le bandeau en bourrelet tordu dans la chevelure et le serpent
enroulé autour du bâton le caractérisent clairement. Hygieia pose la main
gauche sur l'épaule gauche du dieu. Comme M. Amelung l'a justement
remarqué (Catalogue du Vatican, Galleria délie Statue, 399), il y a toute
une série de bas-reliefs de l'époque préchrétienne, aussi bien reliefs funéraires
que reliefs «néo-attiques» (1), où revient cette figure d'Hygieia, unie à une
deuxième figure féminine debout (l'intention première étant de représenter,
sans doute, Déméter et Coré). Dans un beau groupe du Musée national
d'Athènes (2), elle nous apparaît en compagnie d'une femme assise
à demi vêtue. Si ce retour fréquent

Fig. 74

du motif d'Hygieia permet déjà de
conclure à l'existence d'un proto-
type célèbre, la conjecture devient
certitude grâce à une réplique, de même grandeur que le
groupe Jacobsen, laquelle se trouve au Vatican (3); elle en
diffère, il est vrai, par quelques détails, mais toutefois
remonte incontestablement au même original. La figure
d'Hygieia dans ce groupe concorde plus exactement encore
avec les répliques qui viennent d'être mentionnées.

Les têtes conservées dans le groupe Jacobsen (4) nous
permettent d'assigner une date précise à l'original. M. Ame-

(1) Rassemblés par Hauser, Neuattische Reliefs, p. 141 sqq. Nous reproduisons,
à titre d'exemples, dans la fig. 74 la pierre tombale de Berlin (n° 765) et dans la fig. 75
le groupe décorant une base dans le vestibule du Casino de la Villa Albani (n° 74 -
Helbig, II», 755)-

(2) Cavvadias, 220 = Herzog, Studien zur Geschichte der griechischen Kunst,
pi. IV, p. 18; c'est ici notre fig. 76.

(3) Galleria délie Statue, 399 = Helbig, Ia, 212; c'est ici notre fig. 77.

(4) Cf. fig. 78.

Fig. 75

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