Arndt, Paul   [Hrsg.]
La Glyptothèque Ny-Carlsberg: les monuments antiques (Texte) — München, 1912

Seite: 147
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PLANCHE ioi.

Tête d'Héraclès.

Hauteur, o,ra 40, donc plus grande que nature. Parties complétées : le nez et les lèvres. Probablement dé-
criée d'une statue. L'oreille gauche est gonflée, mais non la droite. Dans les cheveux, couronne de peuplier et
andeau enroulé dont les extrémités retombaient sur les épaules.

Il existe plusieurs répliques du type de cette tête;
une (voir nos figures 84—86) nous a été conservée non
risée, avec le corps lui appartenant : c'est la statue colos-
se du Louvre, n° 200 du Catalogue sommaire (1). Une
replique du torse de la même figure se trouve à Naples {Inv.,
222; Ruesch, Guida, 586; notre fig. 87, d'après une pho-
°graphie de M. Ludwig Curtius), avec les extrémités du
andeau également conservées. Un troisième exemplaire, de
•mensions réduites, avec sa vraie tête, — brisée, mais lui
aPpartenant bien (2), — a été reconnu par M. G. Lippold
da-ns la statue Ludovisi (Schreiber, 45 ; notre fig. 88). Enfin
Urtwângler a reconnu une réplique de la tête seule dans la
ete colossale donnée par Lenbach à la Glyptothèque de
Munich, n° 245 (100 Tafeln, p. 49); le style, il est vrai, en
■ èté fortement modifié en ce qui concerne la chevelure (3).
La conception du héros dans cette statue se distingue
celle de la deuxième école attique par l'expression de
utale énergie et de puissance, qu'expriment déjà les di-
ssions colossales de l'œuvre. Furtwângler croyait pou-
°lr reconnaître ici le style de Lysippe. En tout cas, on ne

de (0 Rôm. Mitt. d.I. IV., 1889, p. 193 sq.; Clarac, 301, 1968; Description

'oues (1848), n° 559; avec les indications de provenance et la bibliographie

cette date. Restaurations (d'après les indications aimablement fournies par
n) : « Le nez, le sourcil droit, le bord de la lèvre supérieure, le menton,

Ê- Mich0
la plus

Fig. 84

grande partie du bandeau du côté droit; l'avant-bras droit avec le coude; pièce à la cuisse droite; pièce au bras gauche; haut delà
,jroit au"dessus de la main; toute la partie médiane du tronc d'arbre, de la peau de lion et de la massue; la plus grande partie de la jambe
auc ' CUX doiSts du P^d droit. — La partie adhérente du bandeau sur l'épaule gauche est antique. — Autant qu'on peut voir, il n'y avait
croi raCe "' tenon indiquant que la main droite reposât sur la hanche. Peut-être la pièce moderne sur la cuisse droite pourrait-elle faire

de 1 marbre était mutilé sur ce point et serait-il possible que cette mutilation fût due à la pose de la main ou d'un attribut. — Hauteur

de j a Ue' 2'"'355 ; id. avec la plinthe, 2,m57. Distance entre les coins intérieurs des yeux, o,mc>38 ; entre les coins extérieurs, o,m II. Distance
des lèvres au bord des cheveux sur le front, o,m 145. >
(2) Cette tête-là n'a point de bandeau.
la Rra â Furtwangler (7. I.) cite, comme autres répétitions, la statue de bronze colossale du Palais des Conservateurs (Helbig3, n° 633) et

La « ' statuette de bronze de Byblos au British Muséum {Catalogue Bronzes, 827), ainsi que la tête de marbre du British Muséum n° 1732.
lo_ Statuette de Londres

PPeme

ne peut être considérée, en tout cas, ainsi qu'il ressort du changement de position des jambes, que comme un déve-

n°n ni " même motif dans le sens pathétique; la tête présente les caractères d'un portrait. La statue de bronze de Rome ne peut être

La têt consldérée comme une réplique avec une sûreté absolue, autant qu'on peut en juger d'après des photographies qui sont insuffisantes.

ehaneé ^ marbre de Londres n'a qu'un bandeau au lieu de couronne, et par suite la disposition des différentes boucles au-dessus du fronta été

• mais pour les autres traits il y a concordance. — Cf. aussi Clarac 788, 1975 = Matz-Duhn 102 = Rom. Mitt. d. I. IV, 1889, p. 212, note I.

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