Arndt, Paul   [Hrsg.]
La Glyptothèque Ny-Carlsberg: les monuments antiques (Texte) — München, 1912

Seite: 152
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PLANCHE 106 (A GAUCHE).

Statuette de Dionysos.

De la collection Tyszkiewicz. Hauteur, o,m 52. Brisée en maints morceaux, mais tout est antique et se
raccorde. Il n'y a plus trace d'une panthère que l'on suppose volontiers placée sur la partie large de la plinthe,
à côté du pied droit de Dionysos. Grappes de raisin sur le tronc d'arbre ; couronne de fleurs dans les cheveux
et bandeau frontal. A la cuisse droite, grand tenon sans doute pour un attribut (œnochoé?) que portait la main droite
abaissée.

A en juger d'après l'attitude et le détail du rendu des formes, cette statuette rentre dans le
groupe des œuvres attribuées par Furtwângler (avec raison, je crois) à Euphranor. L'exécution de la
tête est malheureusement trop insuffisante pour permettre d'autres déductions au point de vue du style.

Catalogue (1907), n° 156. S. Reinach, Répertoire stat., II, I, p. 113, 3.

PLANCHE 106 (A DROITE).

Statuette d'Éros.

Hauteur, o,m6"j. Restaurations: moitié droite de la plinthe (laquelle repose sur un socle carré moderne),
pied droit et tout le bas de la jambe droite. Les ailes, qui étaient attachées au moyen de chevilles de bronze
(conservées), manquent. Restes de boucles de cheveux sur les épaules. Sur le devant de la cuisse droite, traces
de rouge couleur chair. A la cuisse droite, face extérieure, reste d'un tenon de forme contournée (comme au Satyre
praxitélien de la Villa Ludovisi: Br.—Br., 376; cf Furtwângler, Meisterwerke, p. 535, note 2) pour l'attribut de la main
droite. A la surface supérieure du tronc d'arbre, trace ronde d'une adhérence. Le carquois est suspendu au tronc
d'arbre.

Cette statuette est une réplique de la figure d'Éros dont l'exemplaire le plus connu est
X Éros dit de Centocelle au Vatican. La main droite, dans notre exemplaire, doit avoir tenu un attribut;
car, si l'appui de la cuisse droite était destiné seulement à la main, il se trouverait trop bas. La
main devait porter la torche, comme dans les exemplaires du Palais des Conservateurs et de la
Galleria deiCandelabri'(1). A la main gauche nous devons donner l'arc (en bronze), penché en avant.
La trace ronde de la surface supérieure du tronc d'arbre est sans doute en corrélation avec
cet arc, bien qu'un peu grande pour cela.

L'attribut de la torche, que nous supposons dans la main droite, ferait songer comme inter-
prétation à un Génie de la mort, chez qui la présence des ailes serait aussi tout à fait justifiée.
Mais le type a été créé pour un Éros, et cela dans la première moitié du IVe siècle, par un
contemporain de Praxitèle (2). L'exécution de cette copie doit être datée, à cause du tenon de
forme contournée, de l'époque d'Hadrien ou d'Antonin.

Catalogue (1907), n° 178. Furtwângler, Meisterwerke, p. 542, note 5; Amelung, Catalogue du Vatican, II,
Galleria délie Statue, 250.

(1) Une flèche, qui eût été naturellement de bronze, n'aurait pas nécessité un appui aussi fort.

(2) A mon avis, la tête de la statue devait être prochement apparentée à celle de XAdonis de Centocelle au Gabinetto délie Maschere.
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