Arndt, Paul   [Hrsg.]
La Glyptothèque Ny-Carlsberg: les monuments antiques (Texte) — München, 1912

Seite: 168
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PLANCHE 119 (adroite).

Statuette d'Éros.

Provenant de Cos. Hauteur, om' 6j. Sont refaits: la plinthe, le pied droit, le pied gauche, le bas de la cuisse
gauche, la plus grande partie du tronc d'arbre (l'extrémité supérieure est seule antique). Tout en haut, à la nuque, deux
trous pour ailes de bronze. Les parties manquantes des bras étaient rapportées, et fixées par des chevilles de métal ; la
cheville du bras gauche subsiste encore. Pas de traces de boucles de cheveux. Au nombril, couleur rouge en
couche épaisse.

Les seins sont tellement accusés que, n'étaient les vestiges des ailes, on songerait à un Herma-
phrodite. Une telle conformation, presque féminine, de la poitrine n'est pas très rare dans la sculpture
de l'époque hellénistique ; c'est pourquoi il semble fort douteux que Furtwângler ait eu raison d'ap-
peler Hermaphrodite la statue, moins grande que nature, de la Glyptothèque de Munich (n° 220), qui
présente une conformation pareille de la poitrine, et était autrefois qualifiée Apollon.

On ne peut pas dire avec certitude comment notre statue doit être complétée. Il faudrait
examiner sur l'original même s'il est permis, d'après la direction de la partie subsistante du bras, de se
figurer l'avant-bras droit reposant sur la tête.

L'influence de Lysippe apparaît clairement dans les proportions allongées du corps et dans
la manière dont il se balance sur les hanches(1). Cette statuette, d'une exécution vivante, est une œuvre
originale, du commencement de la période des Diadoques.

Catalogue (1907), n° 179.

(1) Comparer la statue de Diadoque en bronze, du Musée des Thermes.

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