Arndt, Paul   [Hrsg.]
La Glyptothèque Ny-Carlsberg: les monuments antiques (Texte) — München, 1912

Seite: 177
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PLANCHE 128 et 129.

Tête d'Hermès liant sa sandale.

Autrefois à la Villa Borghese (Nibby, Monumenti scelti délia Villa Borghese, 1832, p. 101, n° 4, pi. XXX,
à gauche; Beschreibung Roms, III, 3, p. 250, n° 13), où cette tête portait le nom de «Genio del popolo Romano.»
On croyait jadis que le buste (1) et la tête étaient inséparables, et on tirait de là argument pour affirmer que cette
forme de buste était déjà usitée à l'époque hellénistique, époque à laquelle on faisait remonter la tête (Helbig,
Unterstichungen ùber die Campanische Wandmalerei, p. 40 et note 3). Mais le buste n'a rien à voir avec la tête.
Notre marbre, tel qu'il était jadis à la Villa Borghese et tel qu'il est encore aujourd'hui à Ny-Carlsberg, se compose
de trois parties sans rapport l'une avec l'autre. Le cou, en effet, est à la fois distinct du buste et distinct de
la tête: d'une part, il a été inséré dans le buste en suivant le bord du vêtement, et la ligne de joint a été cimentée;
d'autre part, il adhère à la tête par une section nette, qu'on aperçoit juste sous les joues et, par derrière, au-dessus
des premiers cheveux. Ce cou n'est pourtant pas moderne, seinble-t-il, mais bien antique; car au revers, à droite,
subsistent des restes de cheveux qui ne se raccordent pas à ceux de la tête. La seule partie moderne est
une petite portion de la chevelure qui est intercalée par derrière, à gauche, entre le cou et la tête. — Sont refaits :
le nez, le milieu de la lèvre supérieure, des parties de l'ourlet des oreilles, la boucle de cheveux qui se relève
au-dessus du milieu du front, une partie de la chevelure s'étendant du sommet vers le devant de la tête. A part
cela, la tête est dans un état de conservation excellent, et son marbre est d'un ton admirable. Les oreilles ne sont
pas figurées gonflées.

Cette tête provient d'une copie de la statue & Hermès
liant sa sandale, dont nous reproduisons ici (fig. 95) la
restauration exécutée en bronze pour le Musée Municipal
de Stettin (d'après le moulage de cette restauration à
Munich). Dans cette restauration sont combinés le corps
de l'exemplaire Lansdowne et la tête Fagan du British
Muséum. L'exemplaire Lansdowne est le mieux conservé.
Surtout il nous fournit la restitution juste du bras gauche,
qui ne s'abaissait pas jusqu'au pied, mais reposait sur
le genou droit, en sorte que la main droite seule se portait
à la sandale. Dans la restauration de Stettin, on a eu
tort de conserver la main droite moderne de l'exemplaire
Lansdowne; il aurait fallu, au contraire, rétablir cette
main d'après l'exemplaire de Munich, avec les doigts
recourbés vers l'intérieur. En tous ses traits caractéri-
stiques, la statue concorde entièrement avec l'image
fournie par une monnaie de Marcianopolis en Mcesie (Pick,
Die antiken Mùnzen Nordgriechenlands, pi. XVI, 25).

(1) Ce buste est décoré de deux cornes d'abondance sur sa tranche in-
férieure; il est creux au revers, avec un support dans le milieu. Sont modernes: le
piédouche avec la tablette à inscription, ainsi que quelques parties des plis. Cf. ici
fig. 104. Il appartient à l'époque des Flaviens et de Trajan.

Fig. 95

Ny-Carlsberg

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