Arndt, Paul   [Hrsg.]
La Glyptothèque Ny-Carlsberg: les monuments antiques (Texte) — München, 1912

Seite: 179
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Fig. 101—103 (Dresde)

prenante pour un athlète: car un athlète doit, avant toute autre chose, quitter ses vêtements et
seulement après se prépare au combat. De plus, pour un athlète, il n'y aurait que l'acte de dénotier
ses sandales, qui pourrait être considéré comme caractéristique: les relier après le combat terminé,
ne constituerait pas un motif suffisamment significatif. Enfin, on ne comprendrait guère que, à ce
moment-là, il eût déjà repris et portât sur le bras son manteau, qu'il avait déposé pendant le combat.
Plus grave pourrait être l'objection venant de ce qu'Hermès n'est caractérisé par aucune espèce d'attri-
but. (Sur la monnaie citée ci-dessus, le caducée est seulement posé dans le champ du relief, mais
non en rapport avec la figure elle-même.) L'idée de Furtwàngler, qui mettait un caducée dans la main
gauche de la statue, apparaît fausse quand on se représente le développement du motif comme nous
l'avons fait ci-dessus : la main gauche était encore, dans l'instant d'auparavant, occupée à la sandale

et ne peut avoir rien tenu d'autre. Mais l'absence d'un
attribut caractéristique pourrait tout au plus choquer
dans les copies; or, aucune de celles-ci ne nous est par-
venue assez complète pour que nous puissions savoir avec
certitude si quelque attribut ne s'y trouvait pas adjoint
primitivement. Quant à l'original, en qui soit une inscription
soit l'emplacement choisi faisait reconnaître Hermès sans
erreur possible, il n'avait nul besoin de pareil attribut.
Mais surtout, je considère la description bien connue de
Christodoros (4) comme probante dans le cas présent, malgré
le peu de foi que méritent d'ordinaire ses dénominations ;
cette description, en effet, concorde exactement avec la
statue telle que nous l'avons restituée (5). En tout cas,

(4) Anthol. Palatina, II, 297 sqq. (éd. Stadtmiiller, I, p. 51):
'Hv oè xcn 'Epuei'ac; xpuaôppctmi; ' io"tàu.E\oç oè
beÇiTEpr) -rcTEpôevroi; àvEtpUE beap,à tieoîXovi,
elç ô&6v àîÇcn \eXu)UÉvoc; ■ e?xe yàp t'}Oti
oeÇiÙv ôxXàÇovxa 9-oôv nô&a, tô) è'm Xaif|V
XEÎpa toSteiç àvÉJtEunEV èç aiSJ-Épa xûxXov àit<onr\ç,
oîà te TtaTpoç avaxxoç êlBTpœnôvTOÇ àxoûœv.
(5) Les objections de Klein à ce sujet (Praxitelische Studien, p. 6 sqq.) reposent sur une fausse interprétation. Christodoros ne dit pas
que la main gauche est «étendue vers le pied droit ployé > ; il faut naturellement comprendre ici noûç dans le sens général de jambe, vu que le pied
n est pas du tout ployé. L'hypothèse présentée par Klein, qu'il y aurait eu deux variantes du type, est d'ailleurs, d'après ce que nous avons dit ci-dessus,
superflue et erronée. La monnaie de Sybrita [Brit.Mus. Cat., Crète, XIX, 12) n'a absolument rien de commun avec notre statue.

Fig. 104 (Ny-Carlsberg)

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