Arndt, Paul   [Hrsg.]
La Glyptothèque Ny-Carlsberg: les monuments antiques (Texte) — München, 1912

Seite: 181
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Fig. 109 (Louvre)

observation plus minutieuse qu'il a constaté que
ce n'était point une tête de X Apoxyomene. Cepen-
dant je serais porté à considérer le Sandalenbinder
comme un ouvrage un peu plus ancien, occupant
une position intermédiaire entre X Apoxyomene et
l'athlète de Berlin n°47i, dont a traité en dernier
lieu Amelung (10): les traits du visage, chez X Apo-
xyomene, sont encore plus animés et mouvementés,
et le pli séparant la partie supérieure du front
d'avec la partie inférieure y est encore bien plus
nettement accusé. La tête-portrait en bronze, à
Naples (Comparetti-de Petra, pi. IX, 2), dépasse
encore d'un degré XApoxyomene pour le modelé
du front et l'arrangement mouvementé des cheveux.
En revanche, le plus jeune des deux athlètes de
Dresde (Furtwàngler, Meisterwerke, p. 597, note 3;
ici, fig. 101 —103) semble être une œuvre à peu
près contemporaine de XHermès. Le Gladiateur
Borghèse (ici, fig. 105 —107) a été aussi rapproché
du Sandalenbinder (cf. le texte des Einzelauf-
nakmen, 733/34) (11), et on a présenté Agasias
comme un simple copiste, exagérant les détails.
Je conserve toujours cette opinion, même après

l'opposition de Klein (Griechische Kunstgeschichte, III, p. 266) (12). On reconnaît encore clairement

l'origine lysippienne dans la chevelure; et pour ce qui est du motif de la statue, je ne puis

accorder qu'il dépasse le genre de Lysippe,

quil soit trop peu simple, trop instantané, trop

saisi au vol. Une statue d'Assaillant au Palais

des Conservateurs (Brunn-Bruckmann, 352)

prouve que des motifs fort analogues se rencon-
traient déjà au milieu du IVe siècle. C'est d'une

figure de même famille que doit provenir aussi

le prétendu Arate de Naples (Griech. und r'om.

Porfraits, 109/10).

Catalogue (1907), n° 273 ; les principales indi-
cations bibliographiques ont été données dans le cours
du texte.

(10) Cf. Ràm. Mitt., XX, p. 147 sqq. Une autre copie de la
même tête est placée, sans lui appartenir, sur une statue d'athlète nu,
qui se trouvait autrefois chez le marchand d'antiquités Bardini à Florence
(photographie en ma possession).

(il) Chose étrange, la tête de l'exemplaire parisien du
Sandalenbi„der (Brunn-Bruckmann, 67; ici fig. 108—110), semble,
d après les reproductions, tenir de très près à la tête du Gladiateur
orghèse; il y aurait lieu de faire de cela un examen détaillé.

(12) Cf. également Furtwàngler, Statuencopien, p. 543.

Fig. 110 (Louvre)

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