Arndt, Paul   [Hrsg.]
La Glyptothèque Ny-Carlsberg: les monuments antiques (Texte) — München, 1912

Seite: 186
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PLANCHES 133 et 134.

Tête d'un dieu du Vent.

Hauteur, om,^6. Provenant de Rome. Intacte. Détachée d'une statue.

Dans son catalogue M. Jacobsen désigne cette tête comme celle d'un Satyre jouant de la flûte
Cependant l'embouchure conservée ne fait pas l'effet de provenir d'une flûte double (car c'est de celle-
ci seule qu'il peut être question). Elle remplit complètement la fente de la bouche et semble appartenir

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Fig. 113

Fig. 114

à une corne ou une trompette. Les oreilles pointues et la couronnne de pin ne permettent dès lors
d'autre interprétation que celle d'un dieu du Vent ou d'un Génie marin, de rang secondaire. Touchant
la première interprétation, il conviendrait de faire une comparaison avec les têtes des dieux du Vent,
du Palais Colonna (Einzelaufn. 1 164/65). Ceux-ci portent, il est vrai, des ailes dans la chevelure; mais
les reliefs de la Tour des Vents à Athènes montrent que les ailes n'étaient pas obligatoires pour les
dieux du Vent.

L'exécution de cette tête, dont le style nous reporte à l'époque hellénistique, n'est pas d'une
particulière finesse, mais cependant fort expressive et prenante. M. Jacobsen l'appelle d'un terme
heureux «un Rubens antique.» La pupille des yeux est légèrement incisée. Peu après 1890 se trouvait
dans le commerce d'antiquités à Rome, chez Scalambrini, la tête représentée ici fig. 113 et 114 (nez et
morceaux du cou refaits; le tout un peu rejointoyé au ciment); j'ignore où elle se trouve actuellement.
Elle représente un Satyre jouant de la double flûte et présente une parenté étroite avec notre tête
pour le style et l'expression.

Catalogue (1907), n° 483.

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