Arndt, Paul   [Hrsg.]
La Glyptothèque Ny-Carlsberg: les monuments antiques (Texte) — München, 1912

Seite: 194
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PLANCHE 140 (à gauche).

Torse de Satyre combattant.

Hauteur, om, 60 ; du nombril à la naissance des poils du pubis, om, 065 ; du creux du cou jusqu'au nombril,
om, 22 ; intervalle entre les mamelons, om, I 5- Sont refaits: le nez, les lèvres, presque toute la partie inférieure du visage,
le bras droit de l'aisselle à la main. Provenant de Rome. Marbre à grain fin, blanc, semblable au pentélique, différent
de celui qu'on employait à Pergame.

Le Satyre succombe dans une lutte
avec un adversaire qui l'a assailli de dos.
Cet adversaire devait se tenir derrière le
côté gauche du Satyre ; sa main droite
(seule partie subsistante) a saisi celui-ci par
les cheveux pour le tirer en arrière. Le
Satyre cherche à écarter de la main droite
la prise de son ennemi, et il dresse le
bras gauche pour implorer du secours. La
jambe gauche était probablement ployée
au genou, la droite étendue, à peu près
comme dans la figure de l'adversaire de
Dexileos, sur la stèle du Céramique. Aussi
devrait-on changer, en conséquence, la
pose de la statue à Copenhague. Le Satyre
est caractérisé par la peau de bête et par
la queue au bas du dos ; léger commence-
ment de barbe sur les joues. L'adversaire
(dont la main droite conservée correspond
comme grandeur à celle du Satyre) était
probablement un Géant, à forme angui-
pède ; mais on n'aperçoit plus aucune
Sg, i22 trace des enroulements de serpent.

Cette figure a été comparée, pour
le style et le sujet, au groupe du Palais des Conservateurs représentant deux Satyres en lutte
avec un Géant (Petersen, Bullettino comunale, 1889, XVIII, p. 17 sqq. ; Helbig2, I, 618): de là
est venue l'idée de reconnaître dans le Satyre Jacobsen l'une des figures manquantes du groupe
de Rome. Mais cette hypothèse s'est révélée fausse malgré toutes les similitudes de style, de
dimensions et même de l'état de conservation, attendu que, dans le groupe romain, le Géant
assaillant arrivait de l'autre coté. Cependant, comme il s'est conservé encore un troisième frag-
ment, de grandeur et de style pareils, provenant aussi d'un groupe de Géant et Satyre com-
battants (1), j'ose présenter à la discussion l'idée qu'il existait peut-être, sur ce sujet, un ensemble
connu de statues, lequel aurait été copié à l'époque romaine. D'après leur style, les ouvrages ci-dessus
nommés appartiennent au cercle de la première école de Pergame : ainsi, la tête la plus voisine de

(1) Rome, villa Albani ; cf. Einzelaufnahmen, 1107 et 1108. Les restes brisés el les traces de contact s'expliquent le mieux comme
venant des enroulements de serpent.

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