Arndt, Paul   [Hrsg.]
La Glyptothèque Ny-Carlsberg: les monuments antiques (Texte) — München, 1912

Seite: 199
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PLANCHE 144.

Haut-relief représentant Attis.

Hauteur, lm,43. Provenant de Cyzique. Sont refaits: le nez, les lèvres, l'index droit. Marbre bleuâtre, forte-
ment cristallin, de la Proconnèse.

Cette figure est adossée à un pilastre, qui est profilé en haut et légèrement piqueté sur ses
deux faces latérales. Elle provient donc de quelque ensemble architectural. Le catalogue de la Glypto-
thèque m'apprend qu'elle a été trouvée dans les ruines d'un temple ; elle y a servi, selon les dires du
vendeur, de pendant à une statue de Kybèle pour l'encadrement d'une porte. Une pareille figure adossée,
provenant elle aussi de Cyzique et représentant un Satyre, se trouve à Liverpool (S. Reinach, Répertoire
stat., II, 1, p. 141, 2): comme la grandeur m'en est inconnue, je ne puis dire si elle provient du même
édifice. Les reliefs de l'« Incantada » de Salonique, au Louvre (Michon, Catalogue sommaire des marbres
du Louvre, 1391 — 1394 ; Stuart et Revett, Antiquités d'Athènes, III, chap. XI, pi. XLV ; phot. Giraudon
1828 et 1922), doivent être mentionnés à titre de comparaison, comme morceaux décoratifs analogues.
Le type de cette figure est celui qui, à de petits changements près, revient le plus souvent pour Attis
(cf., par exemple, S. Reinach, Répertoire stat., II, 2, p. 471, 3—5): jambes croisées, un bras reposant
sur le ventre, l'autre, plié au coude, relevé vers la poitrine, toute la figure présentant l'image d'un
deuil absorbé en soi.

Kybèle (ayant naturellement associé avec elle son compagnon Attis) était la divinité princi-
pale de Cyzique où elle était adorée sous les trois noms de Dindyméné, Plakiané et Lobriné(i).
Notre statue provient sans doute d'un de ses sanctuaires en cette ville. A en juger par son ex-
écution, elle appartient à l'époque romaine, mais non pas à une date trop basse encore.

Les lignes ci-dessus étaient déjà imprimées quand le dernier fascicule du Bull, de corr.
hell. est parvenu entre mes mains. M. G. Mendel (1909, p 259, n° 8) y parle de notre statue.
Il la compare avec deux autres statues d'Attis trouvées à Cyzique, l'une au musée de Brousse, l'autre
au Palais d'Eté de l'ambassade de Russie à Bouyouk-déré près de Constantinople. Ces trois statues
sont toutes dans un rapport architectonique étroit avec des piliers. Cependant l'idée qu'elles pour-
raient provenir du même édifice n'est pas vraisemblable, parce que la forme des piliers auxquels
ehes sont adossées, diftèrent à l'extrémité supérieure. En tout cas, elles devraient provenir de
différentes parties de cet édifice. Quant aux ailes que Mendel veut voir dans la statue Jacobsen
u après la photographie, je n'ai rien remarqué de semblable dans l'original.

Catalogue (1907), n° 121. — S. Reinach, Répertoire stat., II, 2, p. 471, 1.

(1) cf. Marquardt, Cyzicus und sein Gebiet, p. 95 sqq. — Preller-Robert, Griech. Mythologie, I, 649.

NyCarlsberg ,9g 27
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